POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Baromètre de l’économie

Le moral des entreprises ne remonte pas



L’activité a diminué au cours des six derniers mois pour presque 60% des entreprises sondées. L’horeca est le secteur le plus touché. (Photo: Matic Zorman/ Maison Moderne)

L’activité a diminué au cours des six derniers mois pour presque 60% des entreprises sondées. L’horeca est le secteur le plus touché. (Photo: Matic Zorman/ Maison Moderne)

Le Baromètre de l’économie de la Chambre de commerce atteint un score de 45,6 sur 100, aussi faible qu’au premier semestre. Tous les secteurs sont touchés, surtout celui de l’horeca. Les perspectives d’emploi apportent une lueur d’espoir.

59% des entreprises ont vu leur activité diminuer au cours des six derniers mois, selon la Chambre de commerce. Plus d’un tiers de celles-ci ne placent plus d’espoir en l’avenir et pensent que les activités continueront de chuter au premier semestre 2021, à cause du Covid-19. Leurs prévisions de rentabilité et d’investissement restent stables, signe d’un certain attentisme.

Pour son Baromètre de l’économie du deuxième semestre, la Chambre a interrogé 560 sociétés de six salariés ou plus entre le 14 septembre et le 2 octobre. Résultat: son score synthétique reste faible, à 45,7 sur 100. Il avait chuté au premier semestre pour atteindre 45,6 sur 100, contre 61,9 fin 2019. Ce nombre est obtenu par la moyenne de sept indicateurs de conjoncture: l’activité sur les six derniers et prochains mois, l’emploi, la rentabilité, les investissements, la confiance en l’avenir de l’entreprise et en celui de l’économie.

Ce score semble rattrapé par le critère emploi, sur lequel les entreprises sont plus optimistes, notamment grâce à la prolongation du chômage partiel. 79% estiment que leurs effectifs devraient rester stables ou augmenter dans les six prochains mois malgré la chute d’activité.

Le coût du travail préoccupe

La crise n’épargne aucun secteur: tous se retrouvent avec un différentiel négatif entre la part des entreprises avec activité en hausse et celles avec activité en baisse. Même les services financiers, les moins touchés, arrivent à -6%, alors qu’ils avaient un différentiel positif au premier semestre.

Sans surprise, l’impact le plus important concerne l’horeca, où plus de huit entreprises sur dix ont vu leur activité baisser. Elles sont plus de six sur dix dans les transports, le commerce, l’industrie et la construction. Les secteurs de l’horeca et des transports sont aussi les plus pessimistes concernant les investissements et la rentabilité sur les six prochains mois.

Les préoccupations des entreprises évoluent avec la crise. Le coût du travail est venu détrôner le manque de main-d’œuvre qualifiée, qui était élu souci numéro un depuis plusieurs années. Il s’agit toujours d’un défi majeur pour 48% des sondés.