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Luxembourg Recovery

Mon idée: «La cohabitation intergénérationnelle»



Linda Retter, architecte. (Photo: DR)

Linda Retter, architecte. (Photo: DR)

Dans le cadre de notre opération «Luxembourg Recovery: 50 idées pour reconstruire», partagez une idée concrète, une expérience ou une mesure à mettre en œuvre pour faciliter le rebond de l’économie luxembourgeoise. Aujourd’hui, Linda Retter propose de faciliter la cohabitation intergénérationnelle pour résoudre à la fois le problème du logement étudiant et de l’assistance aux personnes âgées.

Le pitch: Mieux loger les étudiants du Luxembourg et créer une réelle aide intergénérationnelle simultanément via un nouvel organisme de gestion.

L’idée: L’idée développée ci-dessous trouve particulièrement son sens en cette période confinée, où de nombreuses personnes se sont avérées avoir besoin au quotidien d’aide de l’extérieur. Hors confinement, elle reste tout aussi valable en aidant à remédier aux problèmes de logement à Luxembourg et en assistant la population vieillissante.

La problématique n’est pas nouvelle:

1/ Loger des jeunes ayant fait le choix de poursuivre leurs études à Luxembourg dans des conditions adéquates est certes une volonté de tous, mais reste difficile compte tenu du prix des logements.

2/ Aider les personnes âgées au quotidien, souvent seules, en favorisant l’échange avec de plus jeunes générations présente une multitude de bienfaits connus. Produire cela reste néanmoins une tâche difficile. Les possibilités sont souvent là: des personnes âgées se retrouvent seules dans leur maison. Il y aurait, techniquement, largement la place pour accueillir une autre personne dans de bonnes conditions.

Cette autre personne serait en l’occurrence un étudiant, qui de son côté est à la recherche d’un logement lui permettant de poursuivre ses études en toute sérénité.

La cohabitation intergénérationnelle, bien gérée, serait une vraie solution pour pallier les logements manquants pour les étudiants, et une vraie solution quant à la solitude et au dépassement quotidien des personnes âgées. La clé est justement la bonne gestion de cette cohabitation.

La création d’un nouveau service grand public, privé ou public, façon agence immobilière, permettrait de gérer intégralement la cohabitation intergénérationnelle.

Concrètement, cela signifierait:

1/ Gérer la première barrière, à savoir la peur d’avoir une personne inconnue dans sa maison, d’autant plus que les personnes âgées se sentent souvent vulnérables.

→ Bonne communication «grand public», mise en relation des personnes demandeuses (propriétaires/étudiants), suivi des étudiants (suivi réel d’un cursus de formation au-delà d’une simple inscription, cadre familial, contacts divers), renseignements sur la personne qui met à disposition une partie de son logement (histoire personnelle, contacts, famille…), accompagnement lors de la première rencontre.

2/ Gérer la cohabitation: définition de base des prestations de chacun (mise à disposition d’espaces privés et/ou communs).

→ Règlement interne de la maison, respect des conditions mises en place, définition d’aides diverses (courses, aide administrative…), définition de demandes spécifiques, éventuellement fixation de frais, maintien de contact avec les deux acteurs durant la cohabitation, gestion de problèmes divers (casse, non-respect des conventions, mal-être…), accompagnement de sortie de crise éventuelle.

3/ Gérer si besoin les éventuels travaux nécessaires à la cohabitation (ameublements nécessaires et manquants…).

4/ Au-delà du volet intergénérationnel (propriétaire/étudiant), le service pourrait se développer ensuite plus largement à tout demandeur de logement (réfugiés, expatriés, précarité…).

L’auteur: Linda Retter, architecte

Toutes les idées sont bonnes à prendre, nous ne souhaitons restreindre ni votre réflexion ni votre imagination. Si, comme Linda Retter, vous souhaitez contribuer à cette initiative, vous pouvez nous envoyer votre idée sous ce format:

- un mot-clé, par exemple: fiscalité;

- un titre explicite, par exemple: baisser la TVA dans la restauration;

- un résumé en 300 signes maximum;

- un développement en 3.000 signes maximum;

- une photo de vous qui permettra d’illustrer l’article sur paperjam.lu.

À l’adresse: luxembourgrecovery@paperjam.lu .