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Vaccination 

Le ministre belge de la Santé ne répond pas sur les frontaliers



Le bourgmestre d’Attert ne dépose pas les armes.  (Photomontage: Maison Moderne – Photos: Facebook/Josy Arens, Shutterstock, Facebook/Frank Vandenbroucke)

Le bourgmestre d’Attert ne dépose pas les armes.  (Photomontage: Maison Moderne – Photos: Facebook/Josy Arens, Shutterstock, Facebook/Frank Vandenbroucke)

Le député belge Josy Arens n’a pas eu de réponse à la question qu’il avait posée à l’intention de Frank Vandenbroucke, le ministre belge de la Santé, au sujet, toujours flou, de la vaccination des travailleurs frontaliers contre le Covid-19.

Député belge et bourgmestre de la commune d’Attert, Josy Arens (CDH) est très impliqué dans le domaine touchant aux frontaliers de son pays travaillant au Luxembourg. Dans une interview qu’il nous avait accordée en début de semaine, il avait ainsi expliqué qu’il comptait interroger le ministre de la Santé belge, Frank Vandenbroucke (SP.A), concernant la vaccination de ces frontaliers belges qui peuplent 60% de sa commune. Et notamment lui demander «s’il y a, oui ou non, un accord avec le Luxembourg pour que les travailleurs frontaliers se fassent vacciner là-bas», lançait-il. «Parce que, si rien n’est prévu, il faut d’urgence réunir un comité de concertation, afin d’évoquer la vaccination du sud du Luxembourg.» Car la répartition des centres de vaccination dans la région frontalière belge ne lui semble pas suffisante.

Chez Sophie Wilmès maintenant

C’est ainsi qu’une question «vaccination des frontaliers» était au programme de la commission de la santé à Bruxelles, mardi. Oui, mais voilà, le ministre belge n’a pas répondu. «Il a profité du fait qu’il avait plus de 100 questions (107, pour être précis, ndlr) le concernant pour effectuer une réponse globale», pestait Josy Arens, mercredi. Et dans son discours, il n’a pas évoqué le cas des travailleurs frontaliers, malgré une relance de la cheffe de groupe CDH, Catherine Fonck.

Mais Josy Arens ne dépose pas les armes pour autant, et veut désormais interpeller sur le même sujet la ministre des Relations extérieures, l’ancienne Première ministre belge Sophie Wilmès (MR). En espérant que cette dernière ne renvoie pas la balle vers son collègue de la Santé. Mais rien n’est moins sûr…