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Des milliards en orbite autour de l’ESA



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L’ESA a obtenu un budget suffisant pour poursuivre ses différents programmes d’ici 2022. (Photo: Shutterstock)

Le conseil ministériel de l’ESA Space19+, réuni à Séville ces 27 et 28 novembre, a obtenu un budget de 14,4 milliards de la part de ses 22 États membres. Il n’en demandait pas tant pour poursuivre ses programmes.

Les 22 États membres de l’Agence spatiale européenne, réunis deux jours à Séville, ont promis à l’agence 14,4 milliards d’euros, dont 12,5 milliards pour lui permettre d’assurer ses programmes pour la période 2020-2022.

Non seulement il s’agit d’un montant record pour l’ESA, mais surtout, elle ne demandait que 13,3 milliards. Le précédent budget, voté en 2016, n’était que de 10 milliards d’euros. En fait, la plupart des États ont proposé des hausses budgétaires, une preuve sans aucun doute de la volonté de l’Europe de rester en bonne place dans la compétition spatiale.

L’enjeu spatial est notamment lié à la lutte contre le changement climatique et les dirigeants semblent en avoir pris conscience. Le programme qui a obtenu le plus grand succès est «Copernicus», qui concerne des satellites d’observation de la Terre afin de parvenir à mesurer les émissions de CO2 avec autant de précision que l’on mesure la température.

Viser la Lune et Mars

Au niveau de l’exploration, l’agence européenne maintient sa participation dans la Station spatiale internationale jusqu’en 2030 et elle entend participer au programme lunaire de la Nasa. Elle pourrait mettre au point certains modules de transport et d’habitation pour le projet de station orbitale lunaire et obtenir, en retour, l’intégration d’astronautes européens dans le programme lunaire.

Mais l’Europe vise aussi la planète Mars. L’ESA a en effet obtenu des financements pour le projet «ExoMars», une mission qui prévoit la collecte d’échantillons de la planète rouge, en collaboration avec la Nasa. L’ESA a aussi prévu la mise en chantier d’un nouveau vaisseau spatial européen: le Space Rider. Il s’agit d’une mini-navette, lancée depuis la fusée Vega, réutilisable et prévue pour ramener sur Terre des matériaux collectés dans l’espace.

Présent à la conférence, le vice-Premier ministre luxembourgeois, Étienne Schneider (LSAP), en a profité pour signer avec Jan Wörner, directeur général de l’ESA, l’accord concernant la naissance du Centre européen d’innovation pour les ressources spatiales à Luxembourg.