POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Tornade

Michel Wolter: «Nous avons été à la hauteur de la tâche»



«Il y a toujours des travaux en cours sur les façades», admet le bourgmestre de la commune de Käerjeng, Michel Wolter, un an après le passage de la tornade. «Mais cela n’empêche pas les gens de vivre chez eux.» (Photo: Romain Gamba / Archives Maison Moderne)

«Il y a toujours des travaux en cours sur les façades», admet le bourgmestre de la commune de Käerjeng, Michel Wolter, un an après le passage de la tornade. «Mais cela n’empêche pas les gens de vivre chez eux.» (Photo: Romain Gamba / Archives Maison Moderne)

Un an après la tornade qui a durement frappé Käerjeng, le bourgmestre de la commune, Michel Wolter (CSV), considère que la catastrophe a été bien gérée, même si les traces restent visibles.

Reste-t-il des traces de la tornade dans la commune?

Michel Wolter. – «Les grands travaux sont terminés. Mais tout n’est pas fini à 100%. Il reste encore des traces à gauche et à droite parce que les façades n’ont pas pu être refaites à l’automne. Puis il y a eu le Covid. Donc il y a toujours des travaux en cours sur les façades. La mienne n’a été refaite qu’il y a un mois. Mais cela n’empêche pas les gens de vivre chez eux.

Les habitants de Käerjeng se sont-ils remis de la tornade?

«Deux personnes avaient été blessées gravement. Une dame va bien. L’autre est toujours suivie dans la commune de Sanem.

D’après les informations que j’ai, personne n’a de problème. Mais il est possible que je n’en aie pas connaissance. La commune n’est pas compétente pour le suivi psychologique, social ou familial. D’autres infrastructures ont ainsi pris le relais.

Mais le Covid nous a tous touchés. Donc, avec ces deux événements, ce n’est pas une très bonne année.

Avec le recul, comment jugez-vous la gestion de cette catastrophe?

«Rétrospectivement, je pense que nous avons été à la hauteur de la tâche. La cellule de crise qui a été mise en place a géré la situation. Je suis moi-même revenu dès que j’ai pu , et je l’ai gérée à distance par téléphone dans un premier temps. Des décisions comme le relogement ont pu être prises en urgence.

La solidarité a été énorme. De notre côté, nous ne nous sommes pas limités à seulement déblayer la chaussée, mais nous avons aussi donné un coup de main aux gens, comme dans leurs jardins. Et une manifestation de soutien aux agriculteurs pour nettoyer les champs a réuni 600 personnes.

Quant au comité de soutien mis en place avec Pétange, les retards dans le versement des sommes sont dus au fait que les factures des façades n’ont pas pu être transmises à temps. Mais les dossiers devraient être terminés en automne pour pouvoir distribuer le million d’euros .

Globalement, c’est donc positif. Et mon sentiment est qu’il y a de la reconnaissance de la part de la population vis-à-vis de tous les intervenants.»