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tihange 2

Même fissuré, le réacteur nucléaire peut encore fonctionner



19 communes luxembourgeoises se situent à moins de 80km de la centrale de Tihange. (Photo: Shutterstock)

19 communes luxembourgeoises se situent à moins de 80km de la centrale de Tihange. (Photo: Shutterstock)

Le tribunal néerlandophone de Bruxelles a rejeté la demande de plusieurs communes proches de la centrale nucléaire de Tihange, dont des luxembourgeoises, de mettre le réacteur n°2 à l’arrêt. Bien que fissuré, celui-ci va pouvoir continuer à fonctionner.

Bien que fissuré, le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Tihange (Belgique) ne devra pas être arrêté. Cette demande de plusieurs groupes d’action, d’États fédérés allemands, de communes et ville néerlandaises et luxembourgeoises  a été rejetée par le tribunal néerlandophone de première instance de Bruxelles.

19 communes du Luxembourg se situent à moins de 80km de la centrale belge, qui inquiète depuis des années de par l’état de son infrastructure. Lors d’une inspection en 2012, des fissures ont été constatées dans la cuve en béton du réacteur. Il avait été mis à l’arrêt, puis redémarré en 2015. À la grande inquiétude des communes et pays voisins, dont Wiltz.

Une action en justice avait donc été introduite. L’État belge, l’Agence fédérale belge de contrôle nucléaire et Engie Electrabel contestaient cette demande. Le tribunal l’a estimée recevable, mais non fondée.

Tihange 2 ne figure plus sur la liste des réacteurs à prolonger. Dans le cadre de la loi belge sur la sortie du nucléaire datant de 2003, sa fermeture est prévue le 1er juin 2023. Soit après 40 ans de fonctionnement.