POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Pandémie

Un médecin belge a encodé plus de 2.000 faux CovidPass



Le médecin indélicat se faisait payer pour encoder de fausses déclarations de vaccination. (Photo: Shutterstock)

Le médecin indélicat se faisait payer pour encoder de fausses déclarations de vaccination. (Photo: Shutterstock)

Alors que le Luxembourg doit composer avec quelques faux CovidCheck, la Belgique vient de réussir à prendre un médecin la main dans le sac. Celui-ci agissait à grande échelle et aurait encodé, contre paiement, plus de 2.000 faux CovidPass.

En Belgique, l’affaire fait grand bruit. Ce mardi, la ministre wallonne de la Santé a indiqué que la justice avait été saisie suite à l’encodage de 2.018 faux CovidPass, l’équivalent belge des CovidCheck. C’est un médecin wallon qui est l’auteur présumé de la fraude aux faux certificats de vaccination.

L’Agence wallonne pour une vie de qualité a remarqué que ce praticien encodait des certificats pour des gens des quatre coins de la Wallonie, mais n’allait pas chercher les doses de vaccin en pharmacie ou dans un centre de vaccination. Ce qui est rapidement apparu suspect.

Ayant accès au logiciel d’encodage, il se faisait payer en échange des fausses déclarations. «C’est un acte extrêmement dangereux. Il y a une rupture de confiance avec ce médecin par rapport à toutes les personnes qui se décarcassent dans les centres de vaccination et dans les hôpitaux aujourd’hui», a indiqué la ministre Christie Morreale (PS). 

Tous les médecins généralistes ou dans les centres de vaccination ont accès à la plateforme d’encodage Vaccinnet. Celle de ce médecin a évidemment été suspendue. Tout comme les faux certificats, rendus inutilisables pour ceux qui ont payé, cher sans doute, afin d’en profiter.

De 5 à 10 ans de prison et la radiation

Mais il ne serait peut-être pas le seul à avoir été indélicat. D’autres investigations très précises ciblent actuellement certains de ses confrères. «On imagine que dans les prochains jours, probablement dans de moindres mesures que ce cas-ci, d’autres anomalies seront détectées et poursuivies. On ne laissera rien passer», a encore dit la ministre.

Les acquéreurs des faux certificats pourront être poursuivis. 

Le médecin fautif pourra être poursuivi devant le tribunal correctionnel, notamment pour faux et usage de faux, ce qui vaut entre cinq et dix ans de prison. L’Ordre des médecins pourrait, de son côté, aller jusqu’à ordonner une radiation pure et simple.