POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Dans les pharmacies

Les masques en nombre, pas les thermomètres



Plutôt que de recourir aux services de vendeurs qui ont senti le filon du masque, Mme Becker-Bauer préfère commander auprès de ses fournisseurs habituels. (Photo: Maison Moderne / archives)

Plutôt que de recourir aux services de vendeurs qui ont senti le filon du masque, Mme Becker-Bauer préfère commander auprès de ses fournisseurs habituels. (Photo: Maison Moderne / archives)

La vente de masques se poursuit dans les pharmacies du Luxembourg après la distribution gratuite par les communes. Par contre, les thermomètres restent une denrée rare.

Pas de pénurie pour les masques: qu’ils soient à usage unique ou bien réutilisables, les pharmacies peuvent répondre à la demande, assure Danielle Becker-Bauer, la vice-présidente du Syndicat des pharmaciens luxembourgeois (SPL).

«Ce qui reste une denrée rare, ce sont les thermomètres, pour lesquels il n’y a plus de stock», confie-t-elle entre le passage de deux clients dans son officine de Bettembourg. Cette pénurie pourrait durer jusqu’en juin ou en septembre selon les échos qu’elle reçoit. Ces produits sont pour la plupart fabriqués en Chine, où le contrôle de la température de chaque individu est, depuis le déconfinement, devenu systématique à l’entrée des bâtiments.

Quant au tarif parfois jugé trop élevé par certains , il est fixé librement par chaque pharmacien, en fonction de sa marge et du prix d’achat auprès de son grossiste.

«En ce moment, on a beaucoup d’appels à gauche à droite de gens qui veulent nous vendre des masques. Mais je préfère travailler avec mes grossistes habituels (CPL et HANFF, ndlr), car j’ai une garantie derrière», explique notre interlocutrice.

Dans sa Pharmacie du Trèfle, le masque chirurgical à usage unique se vend autour de 1,25 euro l’unité, le masque FFP2 s’affiche à 5,50 euros environ et 11,50 euros pour le modèle lavable réutilisable. La demande est aussi variée que la gamme de produits, à en croire le SPL, qui n’observe pas de préférence particulière de la part de la clientèle.

Moins de stress, moins de provisions

Si les résidents ont reçu cinq masques chirurgicaux de la part de leur commune fin avril , ils restent demandeurs: «La durée de vie d’un masque chirurgical est de deux à six heures. Si vous parlez dans ce masque, il devient humide, alors il faut le changer», illustre Danielle Becker-Bauer.

Celle-ci constate aussi une demande de la part des frontaliers de passage, mais plus de rush sur les masques comme au début de la pandémie. «Les gens sont moins stressés, ils achètent des quantités raisonnables», pointe le SPL.