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EY LUXEMBOURG

Managed services dans l’industrie des fonds: clé du succès ou suite logique?



Christophe Wintgens, Partner, EY Luxembourg (Crédit Photo :  Ernst & Young Services SA )

Christophe Wintgens, Partner, EY Luxembourg (Crédit Photo : Ernst & Young Services SA )

Depuis son développement accéléré dès 1984 et la directive UCITS I, l’histoire de l’industrie des fonds donne des pistes de réflexion pour mieux comprendre le présent et notamment en quoi les supports en managed services sont la clé du succès.

Si l’on devait séparer les évolutions en plusieurs phases, il y a une trentaine d’années, les acteurs de la place financière luxembourgeoise se sont tout d’abord concentrés sur les évaluations des portefeuilles des fonds d’investissement, la bonne application des taux de change, la préparation des valeurs nettes d’inventaires quotidiennes.

Depuis des prix encodés manuellement dans des fichiers Excel ou Access, provenant de grands journaux internationaux, des prestataires ont proposé un service automatisé d’évaluation des actions et des obligations, les taux de change, les swaps… Déjà un progrès notable.

Par la suite, des spécialistes du traitement des souscripteurs ont vu le jour. Il fallait s’assurer que les souscripteurs domiciliés à travers le monde rentraient dans le fonds au bon moment, en fonction d’un jour et d’une heure maximale et que la valeur nette d’inventaire (VNI) par part appliquée était celle qui tenait compte du bon montant de la commission. Le souscripteur devant, en règle générale, souscrire à une VNI par part inconnue. Il en est de même pour les rachats.

Certaines banques se sont par après concentrées sur ces services aux fonds et sont devenues des administrations centrales prestant les fonctions d’administrateurs de fonds, d’agents de transfert et de teneurs de registres. Le traitement des fax pour les souscriptions et les rachats posait autant de problèmes que celui lié aux transactions de ventes ou d’achats de titres. Elles préparaient également les états financiers des fonds, les rapports aux investisseurs, tentant de répondre à toutes les contraintes réglementaires et de concilier les demandes de leurs clients.

Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. D’une situation où les banques tentaient de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, à partir de 1993, des PSF ont commencé à fournir des prestations de spécialistes. Aujourd’hui, de nouveaux acteurs ont développé des outils sophistiqués et digitalisés pour traiter des informations toujours plus nombreuses, précises. Informations nécessitant de plus en plus souvent des jugements humains.

De fait, nous arrivons à la quadrature du cercle et avons besoin de nouveaux modes de fonctionnement.

Quand on mentionne les managed services, on complète et renforce la chaîne de valeur, une fois de plus, comme depuis 1984, en permettant aux principaux acteurs de l’industrie des fonds de se concentrer sur leur force et le cœur de leur activité. Ce besoin vient également de la multiplication et de la complexification de la réglementation, de l’augmentation des volumes, de la pression sur les coûts, de la diversification des produits et de la digitalisation.

EY a lancé une plateforme de managed services, capable de collecter les datas et de les automatiser en créant une économie d’échelle dans le traitement mutuel des datas au bénéfice de ses clients. Tout cela en répondant aux défis réglementaires particuliers de chacun d’eux, en maintenant un contrôle absolu sur ces processus outsourcés et en répondant aux besoins de reporting réglementaires, notamment liés aux évolutions de la législation PRIIPS, FATCA ou CRS, de la notification et l’enregistrement des fonds.  

La demande pour des services à haute valeur ajoutée et expertise réglementaire augmente sans cesse et c’est un phénomène de fond qui ne devrait pas ralentir au cours des prochaines années.

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