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Le business en mode estival (9/9)

Les maîtres en vacances, leurs animaux aussi



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Pour bénéficier d’une place en pension en été, il faut souvent réserver bien à l’avance. (Photo: Déierepensioun Lassie)

On n’a guère le temps de se reposer pour le moment dans les pensions pour animaux. Même si l’activité est régulière tout au long de l’année, les mois d’été sont évidemment des pics d’activité. Et pour être certain que votre chien ou chat aura une place, une réservation anticipée s’impose.

Partir en vacances avec son animal ou ses animaux de compagnie, ce n’est pas toujours possible ou autorisé. Et si les proches ne peuvent pas s’en occuper, la solution sera de lui/leur offrir un séjour dans une pension pour animaux. Qui ne sont pas nombreuses au Luxembourg – une petite dizaine au mieux –, alors que le pays compte près de 48.000 chiens.

12 employés toute l’année

«Quand j’ai ouvert en juillet 2000, je pense que j’étais d’ailleurs la première pension du pays», se souvient Chantal Maquet, de Déierepensioun Lassie, à Itzig. Le succès sera au rendez-vous. Des travaux en 2009 ont doublé la capacité d’accueil, qui est actuellement de 150 animaux (chiens, chats, rongeurs, oiseaux, tortues...).

Désormais, 12 personnes y travaillent durant l’année. «En juin, juillet et août, on peut aussi compter sur trois à quatre étudiants, car c’est une période chargée. Il y a beaucoup de choses à faire: l’accueil, le volet administratif, les appels téléphoniques, le nettoyage, la surveillance des animaux...» Sans oublier les soins, puisque la pension concerne aussi des animaux malades ou même en fin de vie.

Les Luxembourgeois sont prévoyants. En janvier, ils réservent chez LuxairTours puis nous appellent de suite pour leur animal. 

Chantal Maquet,  Déierepensioun Lassie

Et avec trois sorties par jour dans des aires de jeu, deux repas quotidiens, les pensionnaires ont sans doute le sentiment d’être autant en vacances que leur maître. Du moins si ce dernier a été assez prudent pour réserver la place de son compagnon à l’avance. Car la demande est forte. «Les Luxembourgeois sont assez prévoyants», note Chantal Maquet. «En janvier, ils vont chez LuxairTours puis ils nous appellent tout de suite après. Les Belges et les Français sont peut-être moins organisés.» Or, la pension se remplit vite. Et compter sur un désistement de dernière minute, toujours possible, est risqué.

«L’idéal est en effet de s’y prendre à l’avance, et de venir voir la pension. On doit travailler en confiance et c’est pour cela que tout est transparent chez nous», indique encore Chantal Maquet.

Les autres pensions du Luxembourg sont aussi très demandées. Et c’est aussi le cas au-delà de la frontière, puisque le Doggy Palace d’Arlon, juste à côté de Steinfort, est aussi très prisé. Notamment car il propose des pensions 5 étoiles, dans une suite de 70m2 avec TV et menu à la carte. Il faudra débourser 85 euros par jour pour que votre chien en profite. Alors que le tarif d’une pension «classique» en période estivale est d’une vingtaine d’euros.

La pension devient une crèche

L’été, on ne se repose donc pas dans les pensions. Ce qui est de moins en moins possible durant l’année. En cause: l’émergence du phénomène des crèches pour animaux domestiques. La vie professionnelle très prenante de certains propriétaires d’animaux ne leur laisse pas le choix. «Ils déposent le matin leur animal et passent le soir le récupérer, comme un enfant», note Chantal Maquet. «Cela fait quelques années que cela se développe, de plus en plus d’ailleurs.»

Du côté des dog-sitters, qui prennent soin de votre chien à domicile, la période estivale est un rien plus calme. «Beaucoup de chiens sont en pension ou bien sont partis avec leur(s) maître(s)», commente Tamara, qui a lancé Animal Nanny en 2016. «Par contre, ce sont des chats dont on doit s’occuper plus que durant le restant de l’année.» Car vacances ou pas, le félin préfèrera toujours rester chez lui plutôt que de se dépayser quelques semaines hors du Luxembourg. À la condition que l’on continue à s’occuper de lui. Tamara est là pour ça, justement.