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RéTROCESSION FISCALE

Le maire de Metz monte en première ligne



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105.000 frontaliers français viennent travailler au Luxembourg chaque jour. Et le Luxembourg devrait verser une rétrocession fiscale comme cela existe ailleurs, insiste le maire de Metz. (Photo: Frédéric Antzorn / Archives)

À quelques mois de la fin de son mandat, le maire de Metz, Dominique Gros, plaide pour «un véritable codéveloppement» avec le Luxembourg, évoquant au sujet de l’absence de rétrocession fiscale «une exception qui ne peut plus durer».

«Je le fais en tant que maire de Metz et parce que ma voix porte, mais aussi en tant que citoyen et contribuable français.» À quelques mois des élections municipales auxquelles il ne devrait pas se représenter, Dominique Gros s’est saisi lui-même du dossier de la rétrocession fiscale à laquelle aspire la Lorraine et porté jusque-là par des membres de son équipe ou le maire de Villerupt, Alain Casoni.

Interrogé par nos confrères du Républicain Lorrain, le socialiste évoque «un véritable codéveloppement». «Pour poursuivre sa croissance et face au choc démographique qui s’annonce, le Luxembourg doit aider les territoires voisins à développer leur attractivité, leur qualité de vie et leurs infrastructures de mobilité. Nous pourrions mettre en place des instances de coopération, pour mettre en cohérence nos politiques. C’est l’intérêt du Luxembourg et des frontaliers», dit-il.

L’élu de Metz évoque le courrier cosigné avec le maire de Trèves et envoyé au président français, Emmanuel Macron, et à la chancelière allemande, Angela Merkel. À l’automne, il se dit prêt à aller plaider pour l’adoption du rapport Lambertz au Conseil de l’Europe, texte qui vise à une répartition équitable de l’impôt dans les zones transfrontalières.