POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Il était avocat général à la CJUE depuis 2006

Le magistrat Yves Bot est décédé dimanche



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Yves Bot comptait 45 années de carrière dans la magistrature. (Photo: Cour de justice de l’Union européenne)

Ancien procureur de la République française et avocat général à la Cour de justice de l’Union européenne depuis 2006, Yves Bot est décédé dimanche à l’âge de 72 ans. «La France perd un très grand magistrat», a réagi la garde des Sceaux française Nicole Belloubet.

«La France perd un très grand magistrat», c’est avec ces mots que la garde des Sceaux française Nicole Belloubet a réagi dimanche à l’annonce du décès de l’ancien procureur de la République, Yves Bot, également avocat général près la Cour de justice de l’Union européenne depuis 2006.

Né en 1947, Yves Bot était diplômé de la faculté de Rouen. Docteur en droit, il était également professeur associé à la faculté de droit du Mans. Cette grande figure de la magistrature française avait démarré sa carrière en 1974 en tant que substitut, puis premier substitut au Parquet du Mans (de 1974 à 1982).

«Ardent défenseur des valeurs de l’Union» 

En 1986, Yves Bot est nommé procureur de la République près le tribunal de première instance de Bastia. En 1993, il occupe le poste de chargé de mission auprès du garde des Sceaux. Début 2000, il est nommé procureur de la République au tribunal de Nanterre, puis au tribunal de grande instance de Paris. Suivra une nouvelle nomination à la cour d’appel de Paris (2002-2004). Depuis le 7 octobre 2006, Maître Bot était avocat général près la Cour de justice de l’Union européenne. Un poste auquel  il avait été reconduit en février 2018  pour la période 2018-2024.

On se souviendra qu’il avait notamment rendu des conclusions dans des dossiers médiatiques comme ceux  des tribunaux du Ceta  ou  l’utilisation de données personnelles par Facebook.

«Sa capacité à traiter les situations les plus complexes avec sérénité et sang-froid»

«Il a marqué des générations de magistrats par son professionnalisme toujours teinté d’humour, sa capacité à traiter les situations les plus complexes avec sérénité et un sang-froid rassurant, qu’il savait conserver en toutes circonstances», a encore déclaré Nicole Belloubet, garde des Sceaux, dans un communiqué.

La Cour de justice de l’Union européenne évoque de son côté un «ardent défenseur des valeurs de l’Union» qui «a œuvré tout au long de sa carrière pour une justice empreinte d’humanité et proche du citoyen».