POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Inclusion numérique

Le Luxembourg veut réduire la fracture digitale



Marc Hansen veut donner confiance dans l’outil numérique. (Photo: Ministère de la Digitalisation)

Marc Hansen veut donner confiance dans l’outil numérique. (Photo: Ministère de la Digitalisation)

Marc Hansen, le ministre délégué à la Digitalisation, a présenté ce mercredi le plan d’action national d’inclusion numérique, qui a pour vocation de tenter de réduire le fossé entre les personnes habituées à l’usage du numérique et celles qui en sont éloignées. Un plan qui comprend 40 initiatives. 

«L’un des axes stratégiques du ministère de la Digitalisation est l’inclusion numérique. C’est-à-dire d’essayer de donner la possibilité au plus grand nombre de citoyens d’avoir accès aux services digitaux. De faciliter leur accès, de former ces personnes à l’utilisation de ceux-ci, de leur expliquer les choses. Mais aussi de leur donner confiance dans l’outil numérique.»

Voilà pourquoi  Marc Hansen (DP), le ministre délégué à la Digitalisation et auteur de la déclaration ci-dessus, a présenté ce mercredi un plan d’action national d’inclusion numérique, dont on peut se souvenir qu’il avait été adopté par le conseil de gouvernement fin septembre. 

Un accord qui faisait lui-même suite à un engagement pris par la coalition au pouvoir dans son accord de gouvernement datant de 2018. La tripartite DP-LSAP-déi Gréng s’était ainsi engagée à proposer «des pistes précises, afin d’inclure tout citoyen dans notre société de plus en plus numérisée et de contrecarrer le clivage numérique qui divise la société». L’annonce faite mardi par Xavier Bettel (DP), le Premier ministre, de son souhait de généraliser l’internet ultrarapide dans tout le pays d’ici 2025 va d’ailleurs dans le même sens. 

Trois leviers stratégiques

Pour en revenir au plan d’action national d’inclusion numérique, ce dernier compte au total 40 initiatives, divisées en trois axes. Trois leviers stratégiques pour être plus juste: augmenter la motivation et susciter la confiance numérique, faciliter l’accès au numérique et développer les compétences numériques. 

«Nous avons élaboré ce plan afin de fédérer les différentes initiatives qui avaient vu le jour au sein de l’État, mais aussi de donner la possibilité à des acteurs externes de s’intégrer dans cette démarche. Et ce afin que les associations qui s’occupent de ces personnes dont on peut dire qu’elles sont digitalement plus vulnérables ou plus éloignées du monde numérique puissent disposer d’outils pour les accompagner dans leur mission», expliquait Marc Hansen. 

D’autres bureaux physiques de MyGuichet?

Impossible de lister ici l’entièreté des 40 initiatives (dont 18 sont ou seront mises en œuvre par le ministère de la Digitalisation). Mais on peut notamment retenir la mise en place, pour 2022, d’un portail dédié à l’inclusion numérique, baptisé «zesummendigital.lu», qui regroupera toutes les informations utiles. Ou l’organisation d’une journée dédiée à l’inclusion numérique dans le but de sensibiliser le grand public au sujet.

Mais ce qui marque peut-être le plus, c’est la réflexion en cours concernant une présence physique plus importante de MyGuichet. À l’heure actuelle, il n’existe qu’un guichet «physique». Celui-ci est situé dans la capitale, au niveau de la rue Notre-Dame. Et il permet donc aux personnes qui ne sont pas reliées à internet ou qui ne comprennent pas cette technologie d’effectuer leurs démarches administratives. «Nous sommes en train de regarder si on ne pourrait pas ajouter l’un ou l’autre bureau physique», expliquait le ministre. «Pour le moment, nous n’en sommes qu’au stade de l’étude, de la réflexion. Il n’y a donc pas de date ou de localisation définies…» 

Enfin, il faut noter que ce plan d’action se veut dynamique et évolutif. Il sera ainsi évalué annuellement et changé au besoin.