ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

Étude Deloitte

Le Luxembourg, pays des appartements les plus chers d’Europe



À Luxembourg-ville, le prix de vente moyen des appartements est passé de 4.400 euros par m² en 2010 à plus de 9.000 euros par m² en 2019. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

À Luxembourg-ville, le prix de vente moyen des appartements est passé de 4.400 euros par m² en 2010 à plus de 9.000 euros par m² en 2019. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Dans la 9e édition de son étude sur l’immobilier résidentiel en Europe, Deloitte a intégré le Luxembourg pour la première fois. Et le pays s’affiche déjà en tête du classement des prix des nouveaux logements et des loyers.

7.145 euros par mètre carré: c’est ce qu’il faut débourser en moyenne pour acquérir un nouvel appartement au Grand-Duché, selon l’étude sur l’immobilier résidentiel européen réalisée par le cabinet Deloitte (prise en compte de 23 pays et 63 villes).

À Luxembourg-ville, le prix de vente moyen des appartements est passé de 4.400 euros par m² en 2010 à plus de 9.000 euros par m² en 2019, lit-on dans l’étude.

«Cette augmentation des prix résidentiels a été assez homogène dans les différents segments (logements anciens et neufs), mais avec une hausse beaucoup plus forte dans les zones urbaines que dans les zones rurales (c’est-à-dire le nord et l’ouest du pays)», explique Deloitte.

3 villes dans le top 10

Le cabinet relève que le Luxembourg est également le pays le plus cher en termes de location d’appartements: Luxembourg-ville, Esch-sur-Alzette et Differdange font en effet partie du top 10 des villes les plus chères en la matière.

Parmi les villes étudiées, Luxembourg-ville arrive en tête du classement, suivie de Paris et de Londres intra muros.

«Un faible taux de crédit immobilier (inférieur à 2%), des fondamentaux macroéconomiques solides et un environnement politique très stable sont les moteurs du marché résidentiel luxembourgeois», analyse Deloitte.

Le cabinet précise: «Le marché résidentiel luxembourgeois est en forte hausse, surtout depuis début 2010 (après la crise financière), avec une croissance annuelle moyenne des prix de 5,7% sur la période, principalement en raison de sa croissance économique et démographique rapide (qui s’explique par l’importante immigration en provenance des pays européens due au marché du travail dynamique), couplée à un environnement de taux d’intérêt bas.»