POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Sûreté nucléaire

Le Luxembourg n’obtient pas gain de cause pour Cattenom



Les délégations française et luxembourgeoise se sont mises d’accord sur le fait de tester la coordination transfrontalière en matière de gestion de crise. (Photo: Paperjam)

Les délégations française et luxembourgeoise se sont mises d’accord sur le fait de tester la coordination transfrontalière en matière de gestion de crise. (Photo: Paperjam)

La réunion de la Commission mixte franco-luxembourgeoise de la sécurité nucléaire a confirmé le fait que la centrale de Cattenom ne serait pas fermée d’ici 2035.

Le projet français de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sur l’exploitation des centrales nucléaires françaises, rendu public fin janvier,  exclut la fermeture de la centrale de Cattenom  d’ici 2035. Une position confirmée lors de la 18e réunion annuelle de la Commission mixte franco-luxembourgeoise de la sécurité nucléaire, qui s’est tenue le 4 février au siège de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à Montrouge (France).

Le PPE prévoit un objectif de réduction à 50% de la part de l’énergie nucléaire dans le mix électrique français à l’horizon 2035. Dans ce cadre, le site de Cattenom n’est pas considéré comme «étant susceptible de fermer, pour des raisons de politique énergétique, d’ici 2035», précise le  communiqué du gouvernement .

Le Luxembourg, quant à lui, met tout en œuvre pour parvenir à sa fermeture. Fin 2019, les ministres de l’Environnement et de l’Énergie,  Carole Dieschbourg  et  Claude Turmes  (Déi Gréng), avaient d’ailleurs fait part publiquement de leur  désapprobation par rapport au prolongement envisagé de la centrale , située à la frontière franco-luxembourgeoise.

Gestion de crise

«La délégation luxembourgeoise a fait part de ses inquiétudes en matière de protection de l’environnement, de sécurité et de santé publique liées au fonctionnement de la centrale nucléaire de Cattenom à proximité de ses frontières. Elle a aussi exprimé ses inquiétudes quant au «prolongement éventuel de la durée de vie de la centrale de Cattenom au-delà de 40 ans», lit-on dans le communiqué.

Ce à quoi la délégation française a répondu que «les performances de la centrale de Cattenom en matière de sûreté nucléaire, radioprotection et protection de l’environnement sont satisfaisantes».

Les deux délégations ont par ailleurs abordé les processus de gestion de crise, les moyens de communication en situation d’urgence et la gestion post-accidentelle. En la matière, les représentants de la préfecture de la Moselle ont présenté les dernières évolutions du plan particulier d’intervention (PPI) de Cattenom.

Et les deux parties se sont mises d’accord sur le fait de tester la coordination transfrontalière, en poursuivant leur collaboration lors des exercices de crise sur les centrales proches du Luxembourg.