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Celebrating Luxembourg (1/5)

«Le Luxembourg me manque surtout au niveau culinaire»



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Kim Kevin de Dood: «Les plats traditionnels du Luxembourg, comme un jambon, frites et salade ou une Feiersténgszalot, n’ont pas le même goût lorsqu’on ne les mange pas à la maison.» (Photo: DR)

Partis pour des raisons professionnelles ou pour changer de vie, les Luxembourgeois de l’étranger n’en oublient pas pour autant leur pays. Direction Kuala Lumpur, en Malaisie, où Kim Kevin de Dood, jeune chef de 28 ans, s’occupe des cuisines du Saint Pierre.

Pourquoi avez-vous quitté le Luxembourg?

Kim Kevin de Dood. – «À l’époque, j’ai quitté le Luxembourg car dans mon métier qu’est la cuisine gastronomique (fine dining), il n’y avait pas vraiment d’adresses reconnues mondialement, ni de 3 étoiles au guide Michelin ou faisant partie des World’s 50 Best Restaurants. Et comme je voulais apprendre des meilleurs chefs du monde entier, il fallait que je parte à l’étranger.

Quels sont vos projets pour le reste de l’année?

«J’ai prévu de retourner au Luxembourg et d’y rester un petit moment afin de préparer un nouveau projet à Dubaï.

En quoi le pays vous manque-t-il?

«Il me manque surtout au niveau culinaire, les plats traditionnels du Luxembourg, comme un jambon, frites et salade ou une Feiersténgszalot, n’ont pas le même goût lorsqu’on ne les mange pas à la maison. Mais il ne faut surtout pas oublier de parler de la tranquillité et de la nature qu’on a, surtout dans la région de l’Oesling, d’où je viens. Sans oublier ma famille et mes copains qui sont encore au Luxembourg.

Quand on a été élevé au Luxembourg, on considère tout ce qu’on a comme acquis.
Kim Kevin de Dood

Kim Kevin de Dood,  chef,  Saint Pierre

Envisagez-vous de rentrer?

«Comme je l’ai déjà expliqué avant, je vais revenir pendant un petit moment pour préparer un nouveau projet. Ensuite, il y a une forte possibilité pour qu’après Dubaï, j’aille m’installer à la maison, au Luxembourg. Mais je n’en suis pas encore sûr.

La perception du pays est-elle différente de l’étranger?

«Oui, très différente même! Quand on a été élevé au Luxembourg, on considère tout ce qu’on a comme acquis et on ne se rend pas toujours compte de la chance qu’on a d’être né dans un pays comme le nôtre. Plus jeune, je me demandais pourquoi il fallait que j’apprenne le français, l’allemand et l’anglais. Pour moi, le luxembourgeois, c’était suffisant. Mais depuis que j’ai quitté le Grand-Duché, je me suis rendu compte que c’est un véritable atout de parler autant de langues.

Mon conseil, c’est de venir et de vraiment embrasser la culture à tous les niveaux. L’Asie, et surtout maintenant la Malaisie, arbore des cultures et traditions différentes selon les régions.
Kim Kevin de Dood

Kim Kevin de Dood,  chef,  Saint Pierre

Votre conseil pour visiter le lieu ou la région où vous résidez?

«Mon conseil, c’est de venir et de vraiment embrasser la culture à tous les niveaux. L’Asie, et surtout maintenant la Malaisie, arbore des cultures et traditions différentes selon les régions. C’est très intéressant. Et encore plus important, étant cuisinier, je recommande de goûter les plats locaux. La variété culinaire est énorme. Je pense au laksa (une soupe de nouilles épicée), au vrai saté, au nasi lemak, au boeuf rendang, au char kway teow (à base de nouilles de riz), etc.

Un conseil à donner aux visiteurs étrangers pour découvrir le Luxembourg?

«Je conseille toujours d’aller manger dans un bon restaurant luxembourgeois, de goûter les vins, les bières et les produits locaux, et de visiter la capitale, la vallée de la Sûre et le château de Vianden. Pour moi, ce sont les endroits les plus beaux et intéressants du Luxembourg.»