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Luxaviation vole au-dessus d’un nid de champignons



Les drones de Luxaviation ont commencé à traiter les vignes du domaine L&R Kox à Remich. De la pulvérisation de précision au service d’une efficacité supérieure. (Photo: Domaine L&R Kox)

Les drones de Luxaviation ont commencé à traiter les vignes du domaine L&R Kox à Remich. De la pulvérisation de précision au service d’une efficacité supérieure. (Photo: Domaine L&R Kox)

Luxaviation, déjà un des leaders mondiaux de l’aviation privée, rêve de devenir un acteur majeur du traitement des vignes par drones, via  Luxaviation Drones. Les premiers essais sur le domaine L&R Kox à Remich sont prometteurs.

«Les nombreux essais réalisés dans les centres de recherche sur l’utilisation des drones dans le traitement de la vigne montrent la pertinence des aéronefs sans pilote comme un outil prometteur en termes de réduction des apports, de précision, et de protection du sol et de l’environnement. Une viticulture plus intelligente et plus durable sera facilitée grâce à une plus grande flexibilité dans les choix de traitements et l’adaptabilité dans les échéanciers des traitements.»

Aussi passionnée par le vin que par les nouvelles technologies, Corinne Kox a regardé les pilotes-instructeurs expérimentés effectuer des tests puis une aspersion réelle avec des produits phytosanitaires biologiques au-dessus des dix hectares du vignoble du Domaine L&R Kox, la semaine dernière.

Objectif: certification européenne

Ce sont les drones de Luxaviation Drones, qui s’en sont chargés. Une première aussi dans l’histoire du leader mondial de l’aviation d’affaires, qui exploite plus de 260 avions et hélicoptères et qui veut obtenir le premier certificat «Light Unmanned Aircraft Operator» – ou «LUC» – lancé seulement le 24 mai par l’Agence européenne de la sécurité aérienne.

«Les drones peuvent aider à fournir aux viticulteurs une image plus claire de la culture et sont plus faciles à organiser et plus abordables que les hélicoptères», explique le CEO de Luxaviation, Patrick Hansen , dans un communiqué diffusé ce lundi. «Comme les pilotes peuvent faire voler les drones plus près du sol, nous sommes en mesure d’offrir aux viticulteurs une plus grande souplesse de programmation, une précision accrue et une réduction du bruit pour le voisinage. Selon certaines estimations, les viticulteurs seraient en mesure de réduire la pulvérisation, entraînant une réduction des coûts et une diminution de l’impact sur l’environnement.»

Si les essais se poursuivent normalement au cours des prochaines semaines, dans la chasse aux champignons dévastateurs que sont l’oïdium et la peronospora, le groupe prévoit de commercialiser son service de pulvérisation de vignes dans le monde entier d’ici à la fin de l’année.