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LuxAI lance sa commercialisation à l’international



Les recherches montrent que les enfants sont plus investis et moins stressés quand l’enseignement est fourni par le QTRobot plutôt que par une personne, selon LuxAI. (Photo: Pouyan Ziafati / LuxAI)

Les recherches montrent que les enfants sont plus investis et moins stressés quand l’enseignement est fourni par le QTRobot plutôt que par une personne, selon LuxAI. (Photo: Pouyan Ziafati / LuxAI)

Après plusieurs années de recherche et de développement, la start-up luxembourgeoise LuxAI est prête à lancer la commercialisation de son robot éducationnel à destination des enfants atteints d’autisme, que ce soit au Luxembourg ou à l’international. Sans ménager ses efforts de recherche.

«Nous sommes désormais prêts à envoyer nos robots aux professionnels du soin de l’autisme», se réjouit la cofondatrice et CCO de LuxAI , Aida Nazarikhorram, à la suite de l’obtention en septembre dernier par la start-up luxembourgeoise spécialisée en healthtech des certifications CE et FCC, qui confirme que le QTRobot remplit les standards de santé et de sécurité en Europe et en Amérique du Nord.

Après des années de recherche et développement, QTRobot, robot social humanoïde de LuxAI qui permet d’apprendre émotions, aptitudes sociales et capacités de communication aux enfants qui souffrent de trouble du spectre autistique, est enfin commercialisable.

Une clientèle à l’international

Écoles, centres spécialisés sur l’autisme et chercheurs du monde entier sont intéressés, et la start-up assure déjà compter dans son portefeuille des clients installés aux États-Unis, en Allemagne, en France, en Italie, en Espagne, en Chine et au Moyen-Orient, et être contactée par des entreprises qui veulent devenir distributeurs sur leur marché local.

LuxAI a aussi conclu récemment un accord de distribution avec un important distributeur de robots éducationnels aux États-Unis et reçoit désormais des commandes pour une grande quantité de robots sociaux.

À la recherche de fonds

Pour financer cette expansion internationale, LuxAI, qui a assemblé et programmé son robot sur la base de travaux de l’Université du Luxembourg, est à la recherche de fonds extérieurs supplémentaires, notamment issus de venture capitalists, que ce soit au Luxembourg ou au-delà. «C’est très bien d’avoir des investisseurs locaux avec nous, mais nous avons aussi besoin de personnes qui ont l’expérience des marchés à l’international», explique Aida Nazarikhorram.

Des fonds sont aussi nécessaires pour maintenir les efforts en R&D, qui reste une priorité. Bien que leader dans son domaine, LuxAI entend «maintenir notre avantage concurrentiel et notre leadership, nous devons investir davantage en R&D et développer des logiciels encore plus perfectionnés», souligne Aida Nazarikhorram.

Les enseignants et thérapeutes sans connaissances technologiques spécifiques peuvent facilement programmer le QTRobot et l’adapter à leurs besoins. Ils deviennent ainsi co-créateurs de son contenu éducationnel. Mais, selon Aida Nazarikhorram, «le robot doit aussi être capable de fournir des données de manière autonome, des rapports et des recommandations aux thérapeutes».