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Theresa May obtient des concessions

L’UE lâche du lest en faveur d’un accord de Brexit



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Jean-Claude Juncker et Theresa May ont poursuivi leurs négociations tard dans la soirée de lundi. (Photo: Commission européenne)

La Première ministre britannique, Theresa May, a obtenu de nouvelles garanties au sujet du «backstop» prévu dans l’accord de Brexit. Celui-ci sera à nouveau soumis au Parlement de Londres ce mardi.

Les efforts déployés par Theresa May ces derniers mois vont-ils finir par payer? En tout cas, lundi soir, très tard, à Strasbourg, elle a obtenu de la part de Jean-Claude Juncker , président de la Commission européenne, des changements «légalement contraignants en ce qui concerne le ‘backstop’ prévu dans l’accord de Brexit». Pour rappel, ce «filet de sécurité» vise à laisser ouverte la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord tant pour les biens que pour les personnes. Cela le temps que soient clarifiées les relations économiques futures entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. La crainte de certains est que cette situation s’éternise dans le temps.

Trois avancées majeures

Selon Jean-Claude Juncker et Theresa May, un terrain d’entente quant à des dispositions légalement contraignantes a d’abord été trouvé pour que le «backstop» ne soit bien qu’une phase transitoire. «Le Royaume-Uni se réserve le droit, suivant cet accord, de prendre si nécessaire des mesures pour retirer le ‘backstop’ de manière unilatérale», a, par exemple, indiqué Theresa May.

De plus, l’Union européenne est prête à joindre un texte à l’accord de divorce, afin de donner une véritable solidité juridique aux engagements déjà formulés. Des engagements qui, là encore, concernent la détermination de l’UE à négocier la relation future avec le Royaume-Uni.

Enfin, Londres a obtenu que soit stipulé clairement que le «backstop» pourrait être, si nécessaire, remplacé par des mesures alternatives.

Le Labour votera «no»

Avec ces acquis, Theresa May espère que l’accord de Brexit obtenu par son gouvernement en novembre dernier  sera voté par les députés britanniques. Il avait été sèchement recalé à la mi-janvier. Un nouveau vote est prévu ce mardi . Il est très incertain, malgré les avancées enregistrées. Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste, a d’ores et déjà annoncé que ses troupes voteraient à nouveau contre.