La compétitivité fiscale du Luxembourg était, avant l’arrivée de au pouvoir, le sixième sujet de préoccupation des CEO du Luxembourg, en 2023, dans la précédente édition du CEO Survey de PwC (46%), loin de l’accroissement des coûts, des questions de personnel ou de la compliance réglementaire, mais quand même présente. Elle est devenue la cinquième pour les dirigeants du secteur financier, deux tiers des 81 répondants, et la sixième pour les représentants des autres secteurs.
Pas spectaculaire? Non! Mais la véritable différence tient dans le chiffre: elle n’est une préoccupation que pour 12% d’entre eux aujourd’hui. Même si le petit échantillon rend difficile d’en tirer des conclusions très générales.
Les CEO interrogés donnent crédit à:
- un ensemble de mesures de réduction d’impôts visant à attirer les travailleurs étrangers qualifiés. Ce régime d’impatriation a contribué à renforcer la compétitivité fiscale du Luxembourg.
- l’exemption de la «taxe d’abonnement» pour les fonds ETF activement gérés à partir de 2025. Cette réforme est perçue comme positionnant stratégiquement le Luxembourg par rapport à d’autres centres financiers, surtout vis-à-vis de l’Irlande.
- l’introduction d’un crédit d’impôt pour investissement de 18% pour les dépenses d’investissement et de capital dans la transformation numérique et la transition climatique, approuvé dans le cadre d’une modification de la loi luxembourgeoise sur l’impôt sur le revenu (LITL), a également contribué à améliorer la compétitivité fiscale.
- le taux d’imposition effectif des sociétés réalisant plus de 200.000 euros de revenu imposable, qui a été réduit de 24,94% en 2024 à 23,87% en 2025.
Les dirigeants saluent également le dialogue amélioré entre les entreprises et les régulateurs, qui a joué un rôle important dans l’élaboration de ces réformes, favorisant un environnement réglementaire plus favorable à la résilience économique et à la compétitivité.
«Pour les entreprises, ces réformes devraient entraîner des bénéfices plus élevés en raison de la réduction des pressions fiscales, d’une plus grande flexibilité dans l’allocation des ressources et les opérations, et de la possibilité de flux de revenus plus diversifiés en réinvestissant les économies dans des voies de croissance et de développement», mais aussi, pour le secteur financier, ces réformes devraient favoriser la concurrence et stimuler la consolidation à mesure que les entreprises recherchent des économies d’échelle.
Enfin, disent les CEO luxembourgeois interrogés, cela favorisera «la création de davantage d’opportunités de croissance et d’expansion du marché, possiblement dans les investissements alignés sur les critères ESG, tout en renforçant l’attractivité internationale du Luxembourg en tant que centre financier». «Ces changements devraient positionner le secteur financier pour une expansion et une résilience à long terme dans un marché mondial en rapide évolution.»