POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Pour financer les aides liées à la crise du Covid-19

Londres prévoit d’augmenter l’impôt sur les sociétés



Rishi Sunak, en charge des finances au Royaume-Uni, prévoit une hausse de l’impôt sur les sociétés les plus rentables. (Photo: Shutterstock)

Rishi Sunak, en charge des finances au Royaume-Uni, prévoit une hausse de l’impôt sur les sociétés les plus rentables. (Photo: Shutterstock)

L’impôt sur les sociétés devrait passer à 25% au Royaume-Uni, mais rester à 19% pour les plus petites entreprises. Une manière de financer les aides liées à la crise sanitaire.

Comment financer les aides mises en place pendant la crise sanitaire? Au Royaume-Uni, cela devrait passer par une hausse de l’imposition des entreprises. Une mesure annoncée par le chancelier de l’Échiquier (ministre chargé des finances et du trésor), Rishi Sunak, selon plusieurs médias.

L’impôt devrait passer à 25% d’ici 2023, mais ne concernera pas les petites entreprises, qui continueront d’être taxées à hauteur de 19%.

De quoi financer une partie du déficit budgétaire, qui devrait atteindre 355 milliards de livres sterling cette année, soit 17% du PIB. Le pays table sur une croissance de 4% en 2021, après une chute de presque 10% l’an dernier. La dette du secteur public pourrait, quant à elle, atteindre près de 110% du PIB en 2023-2024, note le Guardian.

Est-ce que d’autres pays, comme le Luxembourg, pourraient prendre des décisions similaires? Les chiffres présentés par le ministre des Finances au Grand-Duché en janvier  faisaient état d’une situation un peu moins alarmante, avec un déficit de 2,36 milliards d’euros, plus faible que prévu, et une dette publique de 16 milliards d’euros, soit 26,5% du PIB, «le niveau le plus faible (dans la zone euro) après l’Estonie», a-t-il précisé.

Pas de hausse d’impôt annoncée lors de la présentation du budget 2021 par  Pierre Gramegna (DP), plutôt axé sur la relance. Il l’a défini comme «un budget exceptionnel pour une époque exceptionnelle, un budget de solidarité et de relance durable».

Suite à la crise financière mondiale de 2008, un impôt de solidarité avait progressivement augmenté de 2,5% à 9%.