POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Sidérurgie

Liberty Steel en appel de la liquidation liégeoise



Liberty Steel Liège-Dudelange est une filiale de GFG Alliance, le groupe de Sanjeev Gupta. (Photo: Nader Ghavami/Archives)

Liberty Steel Liège-Dudelange est une filiale de GFG Alliance, le groupe de Sanjeev Gupta. (Photo: Nader Ghavami/Archives)

Liberty Steel a annoncé faire appel du jugement du tribunal de l’entreprise de Liège, qui a décidé de la mise en liquidation de ses sites de Flémalle et Tilleur. Ce qui aura sans doute des répercussions importantes pour l’usine de Dudelange.

L’encre n’était sans doute pas encore totalement sèche sur le jugement du tribunal de l’entreprise de Liège que Liberty Steel annonçait déjà sa volonté de faire appel de la décision de liquidation de ses deux sites liégeois de Flémalle et Tilleur. «Nous sommes très déçus que le tribunal de l’entreprise ait décidé d’ignorer les arguments juridiques et la présentation détaillée des progrès réalisés par Liberty Liège dans le cadre de son plan de transformation. Ce plan comprenait le redémarrage de la ligne d’emballage à Tilleur en février, ainsi que l’engagement de Liberty à réaliser les investissements nécessaires pour couvrir ses besoins en suspens. Nous continuons à croire que notre plan de transformation aurait assuré à l’entreprise un avenir durable à long terme et préservé 650 emplois. Nous avons l’intention de faire appel de la décision du tribunal», confirme un communiqué de la filiale de GFG Alliance.

Depuis ses acquisitions en juillet 2019, le groupe aurait injecté plus 80 millions d’euros en région liégeoise. Ce qui aurait été occulté par les difficultés du marché. «Les plans d’investissement à long terme de GFG pour les usines ont été mis à mal par la médiocrité du marché de l’acier en 2019, avant que l’entreprise ne subisse les effets négatifs de la pandémie et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement», reprend la communication du groupe.

Le groupe rappelle aussi que la liquidation des sites pourrait prendre des mois et même des années, selon la qualité des repreneurs potentiels de la société ou des actifs, ainsi que du financement dont ils disposent. Ce qui ne rassurera pas les près de 700 ouvriers liégeois.

Cela ne sera pas non plus d’un grand réconfort pour les ouvriers du site de Dudelange, très dépendant de l’approvisionnement liégeois – même si les entités sont séparées –, et qui nourrissent des craintes légitimes par rapport à leur avenir.