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Le trouble anxieux, une maladie silencieuse



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Une personne sur quatre souffre actuellement d’un trouble anxieux, en a souffert, ou va en souffrir à un moment donné de sa vie. (Photo: Shutterstock)

L’anxiété, une maladie mal connue, mais pourtant très répandue, à laquelle le ministère de la Santé et la Ligue luxembourgeoise d’hygiène mentale veulent s’attaquer. Une nouvelle campagne dédiée à ce phénomène vient d’être lancée. Des ateliers de sensibilisation seront mis en place, notamment dans les entreprises.

«15% des gens sont atteints de troubles anxieux», affirme à Paperjam Fränz D’Onghia, chargé de direction au service Information et Prévention de la Ligue et psychologue de formation. «Cela en fait une des maladies les plus répandues.»

Pour contrer ce phénomène, le ministère de la Santé et le service Information et Prévention de la Ligue viennent de lancer, jeudi, la campagne «L’anxiété: parlons-en». 

Une peur intense et persistante

Si tout un chacun a déjà vécu la peur et l’anxiété, des fonctions nécessaires à la vie, les personnes qui présentent un trouble anxieux souffrent de peurs irrationnelles et incontrôlables.

Celles-ci peuvent prendre différentes formes, comme les troubles paniques, l’agoraphobie, l’anxiété sociale ou généralisée, ou encore les phobies spécifiques, liées à un objet ou à un animal.

Des troubles qui pèsent tant sur la vie privée que professionnelle des personnes concernées, mais qui tardent souvent à être détectés.

Trouble anxieux ne signifie pas folie.

Fränz D’Onghia,  chargé de direction,  service Information et Prévention de la Ligue

«Pour lutter contre ce phénomène, il faut en parler», explique Fränz D’Onghia. «Si admettre souffrir d’une maladie comme la grippe ne présente aucun problème, un vrai tabou subsiste à propos des troubles anxieux. Il s’agit pourtant d’une vraie maladie qui se traite, qui se soigne, par la psychothérapie ou, dans de rares cas, avec l’aide de médicaments. Trouble anxieux ne signifie pas folie. Il ne dure pas toute la vie. Il peut ne durer que quelques semaines, notamment si la prise en charge est rapide.»

Inscrite dans le cadre du plan national du suicide, la campagne «L’Anxiété: parlons-en» se déroulera durant un an. «Le message principal de la campagne est de ne pas avoir peur de parler des troubles anxieux», ajoute Fränz D’Onghia.

Un site internet mis à disposition pour s’informer

Différents supports sont utilisés pour la campagne: un site internet ( prevention-panique.lu ), des affiches, des flyers, ou encore des formations.

Organisées sur deux jours, celles-ci s’adressent aux professionnels du social et de la santé pour les sensibiliser à la prise en charge des victimes de troubles anxieux. Un stand mobile se rendra dans les foires et les grandes surfaces avec, à son bord, deux psychologues pour répondre aux questions des passants.

Les initiateurs de la campagne organiseront des soirées-conférences, des workshops ou des ateliers de sensibilisation, notamment dans les écoles et les entreprises.

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