Quel est le rôle de l’Assemblée parlementaire du Benelux?
. – «Cette assemblée consultative a pour vocation d’adresser aux gouvernements des recommandations d’intérêt général. Elle se concentre sur des problèmes qui concernent directement les citoyens des trois pays. Des problèmes quotidiens pour lesquels elle cherche des solutions concrètes et pragmatiques.
A-t-elle vraiment une influence?
«Oui. Le traité sur la reconnaissance des diplômes du 1er mai 2024, qui permet une reconnaissance automatique des diplômes de l’enseignement supérieur, est un exemple concret d’une recommandation qui est devenue une réglementation. Nous n’avons pas un pouvoir d’initiative législative, mais nous collaborons efficacement avec l’exécutif du Benelux et avec les gouvernements nationaux.
Avec le foisonnement d’institutions au niveau européen, ne passe-t-elle pas inaperçue? Tout comme le Benelux, d’ailleurs?
«Peut-être. La lenteur et le manque de visibilité du Benelux sont des choses qui me frappent et qui me font de la peine. Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que le Benelux est un laboratoire et un projet beaucoup plus intégré que l’Union européenne, et ce sur beaucoup de sujets.
En quoi est-ce qu’avoir la présidence de cette assemblée est important pour le Luxembourg?
«Cette année, le Luxembourg exerce conjointement la présidence de l’Assemblée parlementaire et, pour un an, la présidence de l’exécutif de l’Union. Une configuration exceptionnelle qui va permettre de jouer un rôle central dans la définition des priorités politiques de l’Union ces prochaines années. La présidence néerlandaise qui s’achève a mis en avant la collaboration avec le Royaume-Uni. Le Luxembourg va mettre le focus sur le bon fonctionnement des accords de Schengen, ainsi que sur les moyens de collaborer davantage avec les autorités de la Grande Région.
Quels sont les sujets que vous voulez mettre à l’agenda pour les deux années qui viennent?
«En mars prochain, lors de notre séance plénière, nous parlerons d’intelligence artificielle et des moyens pour faire travailler ensemble les clusters des trois pays. Favoriser les collaborations entre les pays membres est un élément central de notre action. Et même au-delà. Nous avons une collaboration régulière avec les pays baltes et avec le Conseil nordique, qui sont toujours présents lors des séances plénières. Pour l’anecdote, sur la question de la reconnaissance des diplômes, les pays baltes se sont inspirés du traité du 1er mai 2024.
Quels seront les autres temps forts de votre présidence en 2025?
«Nous nous pencherons sur la politique énergétique et sur la lutte contre la criminalité, toujours dans une perspective de collaboration transfrontalière. Et la dernière séance plénière de cette année-ci sera consacrée à l’égalité des genres.
Avez-vous un sujet qui vous tient particulièrement à cœur?
«Oui. La question de la reconnaissance des qualifications professionnelles est très importante pour moi. J’espère que nous allons pouvoir rapidement formuler une recommandation sur le sujet.»
Cet article a été rédigé pour l’édition magazine de , parue le 29 janvier. Le contenu du magazine est produit en exclusivité pour le magazine. Il est publié sur le site pour contribuer aux archives complètes de Paperjam.
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