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Le Luxembourg, 2e économie la plus productive



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Le Luxembourg arrive 2e au classement des économies développées les plus productives, derrière la Norvège. (Photo: Shutterstock)

Le Luxembourg fait partie des pays les plus productifs parmi les économies matures, selon une étude publiée le 15 avril par The Conference Board. La tendance globale est cependant à la baisse.

Le Grand-Duché arrive au 2e rang du classement de la productivité des économies développées en 2018, réalisé par le cabinet d’études américain The Conference Board.

Publié le 15 avril, celui-ci prend en compte la productivité du travail et les niveaux de revenus par habitant, auxquels s’ajoutent les heures de travail et le taux d’utilisation de la main-d’œuvre.

Baisse de la productivité

La Norvège arrive première du classement. L’Irlande et la Belgique suivent aux 3e et 4e places, devant les États-Unis. De la 6e à la 10e place se trouvent le Danemark, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France et la Suisse.

Selon les dernières estimations du cabinet, le taux annuel moyen de croissance mondiale de la productivité du travail devrait baisser, passant de 2,9% entre 2000-2007 à 2,3% entre 2010-2017. Le Luxembourg est d’ailleurs l’économie développée qui accuse la plus forte baisse de croissance de sa productivité totale en 2018 (-1,9%).

Ralentissement de la production

«L’affaiblissement généralisé de la croissance de la productivité totale au cours de la dernière décennie, qui s’est poursuivi en 2018, est très préoccupant dans une perspective de croissance à moyen terme», a déclaré Klaas de Vries, économiste associé au Conference Board, dans un communiqué.

Le cabinet constate qu’en 2018, l’Europe a connu une année «exceptionnellement faible» en termes de croissance de la productivité. Le nombre total d’heures travaillées a certes continué à augmenter, mais le ralentissement de la croissance de la production s’est fait sentir.

Pas d’effet de l’innovation

Au final, la productivité totale dans la zone euro est devenue négative en 2018 à -0,1%.

«Les effets de productivité attendus depuis longtemps de la transformation numérique sont encore trop faibles pour se traduire par une amélioration durable au niveau macroéconomique. Une reprise de la productivité est indispensable pour éviter que l’économie ne glisse vers une croissance nettement plus lente que celle des dernières années», a déclaré Bart van Ark, économiste en chef mondial du Conference Board, dans le communiqué.