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disponible au Luxembourg

Le label Mosaert du maestro Stromae signe la nouvelle Mini



Mosaert a conçu la customisation de la voiture, mais a aussi pensé tous les visuels de communication, ainsi qu’une ligne de vêtements originale. (Photo: Mosaert)

Mosaert a conçu la customisation de la voiture, mais a aussi pensé tous les visuels de communication, ainsi qu’une ligne de vêtements originale. (Photo: Mosaert)

Le label créatif Mosaert est propulsé par trois moteurs: Paul Van Haver, qui s’est notamment fait connaître sous le nom de Stromae, son épouse Coralie, et son frère Luc. Ils viennent de terminer la customisation de la nouvelle Mini Electric disponible depuis ce 22 avril, notamment au Luxembourg.

La rencontre coulait presque de source, et le fruit de cette collaboration est disponible, notamment dans les concessions Mini du Luxembourg, depuis ce 22 avril. Mais il ne faudra sans doute pas hésiter longtemps, car la nouvelle Mini Electric Mosaert n’est proposée qu’à 400 exemplaires (France, Belgique et Luxembourg). Et va sans doute très vite devenir un objet de collection, car, derrière le label créatif Mosaert, on retrouve, ce n’est pas un secret, Stromae (Paul Van Haver de son vrai nom), son épouse Coralie, et son frère Luc.

Le challenge: conserver le naturel du véhicule tout en apportant une nouvelle touche. (Photo: Mosaert)

Le challenge: conserver le naturel du véhicule tout en apportant une nouvelle touche. (Photo: Mosaert)

La version «black». (Photo: Mosaert)

La version «black». (Photo: Mosaert)

Évacuons de suite toute ambiguïté: si l’anagramme peut prêter à confusion, la nouvelle voiture est bien l’œuvre de Mosaert et non du seul Stromae. C’est d’ailleurs le trio dans son ensemble qui a accordé une interview exclusive à Paperjam pour le Luxembourg.

Stromae, anagramme de maestro, dont a découlé Mosaert… Qui a finalement réalisé la customisation de cette nouvelle Mini Electric?

Coralie. – «C’est le travail de Mosaert, notre label créatif créé en 2009, alors que Paul n’avait pas encore connu le succès qui sera le sien, par la suite, en tant que chanteur. Nous sommes un collectif qui travaille dans plusieurs domaines. Stromae a donc simplement été une forme d’expression de Mosaert, parmi d’autres, dans le domaine musical, mais c’est aussi ce label qui a réalisé les clips de Stromae, les mises en scène des concerts… Nous sommes aussi connus pour notre activité dans la mode et on travaille par ailleurs sur la décoration d’une station de métro dans le cadre du projet Grand Paris Express.

Luc. – «C’est justement pour cela que nous sommes très sélectifs par rapport aux projets auxquels nous collaborons. Nous recevons de très nombreuses propositions de personnes ou de marques attirées par le seul Stromae et dont l’intérêt est d’abord de se servir de cette notoriété. Là, on décline toujours.

Le motif tartan recouvre le toit. (Photo: Mosaert)

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Une volonté d’élégance et de sobriété. (Photo: Mosaert)

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Le motif a été évidemment modernisé. (Photo: Mosaert)

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Chaque détail a été soigné. (Photo: Mosaert)

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Une ligne de vêtements a été spécialement élaborée, elle comprend 18 pièces différentes. (Photo: @nathaliegabay)

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Les vêtements peuvent être commandés sur l’e-store de Mosaert. (Photo: @nathaliegabay)

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Comment s’est effectué le contact avec le groupe BMW et sa marque Mini?

Paul. – «Ils sont venus vers nous voici deux ans. Le projet aurait dû aboutir en septembre 2020, mais a été retardé par la crise sanitaire. Et si nous sommes sélectifs quant aux projets, celui-ci nous est apparu assez vite évident. Cette Mini est un produit élégant, fun, moderne… Cela nous correspond.

Coralie. – «C’était aussi un gros challenge, car customiser une voiture, c’est une première pour nous, un support peu classique. Mais si ce projet avait seulement constitué la décoration d’une voiture, nous aurions décliné. Mini nous a proposé un projet global: customiser la voiture, créer une gamme de vêtements, penser les visuels de communication… Cette façon globale d’envisager un projet correspond à l’ADN de Mosaert, à notre façon de créer.

Luc. – «Pour ma part, je veux aussi souligner qu’il était décisif que nos philosophies soient proches. La Mini est électrique et c’était très important. Il fallait que nos deux marques se rencontrent. Nous nous sommes beaucoup renseignés sur l’histoire de BMW, de Mini… On voulait savoir avec qui on allait collaborer. Ensuite, et c’est aussi très important, il y a l’aspect humain. Il fallait que cela ‘colle’. On a rencontré leurs équipes, notamment à Munich, et cela a très bien fonctionné.

Paul. – «Ce fut très enrichissant… Le domaine automobile, on le connaissait peu ou mal. Là, on a appris plein de choses, découvert leurs procédures, leur manière de concevoir, les contraintes, mais aussi leurs engagements, en discutant, par exemple, avec leur head of sustainability.

Vous connaissez peu le secteur automobile, mais Mini, cela vous parlait tout de même? Paul. – «Oui, on avait en tête l’image de la voiture des années 60, qui a évidemment un peu changé, mais qui est très classe. Et qui induit aussi une image de liberté, de voyage.

Trouver la bonne manière de rendre ce modèle unique sans abîmer ce qui en fait la substance, c’était compliqué?

Coralie. – «Il fallait en effet trouver le bon compromis: intervenir de manière fine, élégante, apporter notre touche, mais sans aller trop loin.

Luc. – «Très vite, l’idée de faire quelque chose de kitsch, flashy a été écartée. Le tartan semblait idéal.

Coralie. – «On voulait en effet un motif unisexe, classe et moderne, sobre et simple. Ce motif de tartan est aussi présent sur les vêtements de notre collection. On a envisagé en réalité cette voiture comme un accessoire de mode. Évidemment, nous avons modernisé le modèle de tartan pour le rendre très contemporain. C’est très tendance pour le moment.

Après, il a fallu l’intégrer au véhicule…

Paul. – «Là aussi, de manière sobre, pour des raisons techniques, pour ne pas exploser les budgets… On a eu carte blanche de leur part et je pense qu’ils sont heureux du résultat. Les deux modèles de voiture, en vert et en noir, sont vraiment très beaux. Luc. – «En tout cas, nous, nous sommes contents et fiers du résultat.

Cette collaboration est un tournant pour Mosaert?

Coralie. – «C’est un virage écologique en plus, peut-être. Je pense que l’objet ‘voiture’ est unique en soi. Le fait que le modèle soit commercialisé à 400 exemplaires renforce un peu cela. C’est aussi un objet appelé à durer dans le temps.

Luc. – «En réalité, 398 exemplaires, car j’en ai une, et Coralie et Paul, une autre.

Paul. – «C’est en tout cas une super expérience, très enrichissante.»