ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Modèle familial

La Silicon Valley développe l’entre-soi



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Si le milieu des start-up semble présenter aux yeux de l’opinion publique tous les signes de la méritocratie, c’est en réalité le règne de l’entre-soi, où les anciens salariés financent en priorité leurs anciens collègues. (Photo: Shutterstock)

Quand on veut lancer une start-up, mieux vaut avoir travaillé chez une star de l’high-tech et, mieux encore, avoir participé à l’aventure d’une licorne, ces jeunes pousses parties de rien et dont la valeur dépasse le milliard d’euros. Un modèle «familial» qu’Erin Griffith n’hésite pas à qualifier de mafia.

Le phénomène n’est pas nouveau. Il est aussi vieux que l’industrie informatique. Les plus grands succès sont souvent le fait d’entrepreneurs qui ont lancé leur entreprise après avoir occupé des postes à responsabilité chez les géants du secteur.

Une réalité que n’ont pas manqué de remarquer les investisseurs de la Silicon Valley, prompts à accorder leur soutien et leurs fonds aux entrepreneurs venant de Facebook, Airbnb, Uber, Lyft, Pinterest, Postmates ou Slack. Des pratiques souvent incestueuses et omniprésentes. Si le milieu des start-up semble présenter aux yeux de l’opinion publique tous les signes de la méritocratie, c’est en réalité le règne de l’entre-soi, où les anciens salariés financent en priorité leurs anciens collègues. Comme dans l’ancien monde!

À lire sur le site du New York Times .