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Armée

Kox garantit la liberté syndicale de Schleck



Henri Kox, ici aux côtés du général Duschène, garantit que l’adjudant-chef Schleck peut exercer son mandat syndical en toute liberté à son nouveau poste. (Photo: État-major de l'armée luxembourgeoise)

Henri Kox, ici aux côtés du général Duschène, garantit que l’adjudant-chef Schleck peut exercer son mandat syndical en toute liberté à son nouveau poste. (Photo: État-major de l'armée luxembourgeoise)

Le ministre délégué à la Sécurité intérieure s’est exprimé mardi devant la Chambre des députés, assurant que le vice-président du SPFP pourrait poursuivre ses activités syndicales sans entrave.

Après une semaine de pression syndicale , le gouvernement a fini par prendre position dans l’affaire Schleck, du nom du vice-président du Syndicat professionnel de la force publique (SPFP) dont la récente mutation est perçue comme une tentative d’intimidation.

 Le SPFP et la CGFP avaient même demandé la démission du chef d’état-major de l’armée puis l’annulation de la mutation du syndicaliste. Sans hésiter à brandir la menace d’une «grande offensive de mobilisation», voire d’une plainte auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève.

Le ministre délégué à la Sécurité intérieure, Henri Kox (Déi Gréng), a tenté de calmer le jeu mardi, invité à s’exprimer à la Chambre sur demande des députés Stéphanie Empain (Déi Gréng) et Gilles Roth (CSV). «Le gouvernement respecte pleinement la liberté syndicale», a martelé le ministre, avant de préciser la chronologie de la mutation de l’adjudant-chef Schleck que lui a fournie le chef d’état-major Alain Duschène par un courrier du 3 décembre qui a été rendu public mercredi.

À aucun moment l’adjudant-chef Schleck n’a laissé entendre que la fonction envisagée pour lui (...) pourrait poser un quelconque problème en relation avec ses activités syndicales.

Général Duschène,  chef d’état-major de l’armée luxembourgeoise

Ce courrier fait apparaître que la mutation de l’adjudant-chef Schleck correspond à l’impossibilité de faire évoluer son poste au bureau de l’information de l’armée et de faire bénéficier d’autres services de son «retour d’expérience». Le militaire s’est vu proposer un poste au centre militaire de Diekirch en tant que chef du bureau d’ordre de l’armée, mais «a alors fait valoir que sa fonction actuelle lui permet de ne pas faire usage de tous ses jours de congés syndicaux qui lui reviennent et qu’une fonction à Diekirch l’amènerait à prendre plus de congés syndicaux et donc à être moins présent à son poste».

C’est ainsi que le poste de chef du bureau d’ordre de l’armée à l’état-major à Luxembourg lui a été proposé et détaillé au cours de «plusieurs réunions de coordination». «À aucun moment l’adjudant-chef Schleck n’a laissé entendre que la fonction envisagée pour lui en tant que responsable du bureau d’ordre de l’armée pourrait poser un quelconque problème en relation avec ses activités syndicales», affirme le général Duschène. «Bien au contraire, il exprimait sa satisfaction de pouvoir continuer à occuper un poste à l’EMA à Luxembourg étant donné que cela l’arrangeait d’un point de vue familial.»

Le général Duschène termine son courrier ainsi: «Au vu des assertions faites lors de la conférence de presse de la CGFP, notamment en relation avec une éventuelle incompatibilité, il y a lieu de relever que l’actuel chef du bureau d’ordre de l’armée était également représentant syndical et n’a jamais fait valoir un quelconque problème».

Ce qui permet à M. Kox d’estimer que le militaire ne s’est pas vu imposer sa mutation. Il se tient à la disposition de la commission de la défense, qui pourrait également vouloir entendre le chef d’état-major.