POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Procès du Srel

Jean-Claude Juncker témoigne cet après-midi



Les prévenus commencent à être entendus dès mercredi en attendant M. Juncker. (Photo: Paperjam)

Les prévenus commencent à être entendus dès mercredi en attendant M. Juncker. (Photo: Paperjam)

L’ancien Premier ministre et ex-président de la Commission européenne doit comparaître ce mercredi après-midi dans l’affaire des écoutes illégales menées par le Srel. Il lui a été permis d’attendre son audition dans une autre salle que celle dans laquelle les audiences ont lieu.

C’est de loin le témoin le plus attendu et dont la parole sera la plus décisive pour les trois prévenus Marco Mille, Frank Schneider et André Kemmer. Les trois anciens agents du Service de renseignement de l’État luxembourgeois (Srel) sont accusés d’avoir mené des écoutes illégales en janvier 2007 sur Loris Mariotto, un de leurs informateurs.

Ce dernier avait fait l’objet d’écoutes sur un téléphone portable du Srel (lors d’une conversation avec un agent du Srel) et sur sa ligne privée durant le week-end du 27 au 30 janvier 2007. C’est l’enregistrement d’une conversation entre Jean-Claude Juncker et Marco Mille le 31 janvier 2007 – réalisé grâce à une montre – qui constitue la principale preuve du Parquet. Les deux hommes évoquent ces écoutes. La question étant pour la justice de savoir si elles avaient été menées en bonne et due forme – avaient-elles, oui ou non, été autorisées par M. Juncker.

Dans une autre salle

Le témoignage du principal intéressé – dont le statut de témoin hérisse les prévenus – est donc particulièrement attendu. Sans grand espoir du côté des avocats de la défense qui rappellent que M. Juncker avait déjà indiqué en 2017 ne pas se souvenir de tels détails.

Jean-Claude Juncker est bien arrivé au tribunal cet après-midi, mais il ne s’est pas présenté dans la salle d’audience comme les autres témoins. Il a manifestement eu le privilège d’attendre son tour dans une autre pièce. Une seule audience a été prévue pour son témoignage, alors que le procès doit se poursuivre durant encore six audiences d’ici au 13 mars.