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Jos Schummer démissionne de son poste de bourgmestre



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Jos Schummer jette l’éponge et le confirmera ce lundi soir au conseil communal. (Photo: Matic Zorman/Archives)

Jos Schummer, bourgmestre de Bissen, a décidé de jeter l’éponge et démissionne de ses fonctions à la tête de la commune où Google nourrit un vaste projet d’implantation. Il pourrait cependant continuer à siéger comme conseiller.

C’est un nouvel épisode dans l’actualité politique très agitée de Bissen: confirmant une information de RTL, Jos Schummer indique en effet à Paperjam «démissionner de [s]es fonctions». Une décision, dit-il, «prise jeudi ou vendredi, mais que j’ai voulu mûrir. C’est ce week-end qu’elle a été définitive et elle sera annoncée ce lundi soir au conseil.»

Jos Schummer ne cache pas qu’il est usé par le climat ambiant. Pour rappel, en juin, le conseil communal a rendu un avis favorable quant au reclassement des terrains à vocation agricole que Google convoite pour y implanter son data center . Mais le vote a été cataclysmique pour la majorité puisque deux membres du CSV – Cindy Barros Dinis et Christian Hoscheid –, le parti de Jos Schummer et de ses échevins, ont voté contre tandis que l’opposition (cinq élus) s’abstenait. De sorte que la décision a été entérinée avec quatre voix favorables (Jos Schummer, ses échevins Frank Clement et Carlo Mulbach, et la conseillère Joëlle Fagny), deux contre et cinq abstentions, sur onze: assez pour qu’il poursuive son cheminement administratif mais aussi pour semer la zizanie au sein du conseil.

L’opposition devient majoritaire au conseil

Quelques jours plus tard, Jos Schummer quittait le CSV. Suivi peu après par la conseillère Cindy Barros Dinis. Dès lors, le CSV restait majoritaire au sein du collège avec deux élus, mais c’était l’opposition Är Leit qui le devenait au conseil avec cinq conseillers, face aux quatre CSV et aux deux nouveaux indépendants. 

Les deux échevins ont ensuite décidé de quitter le CSV , lassés d’entendre certaines critiques à leur encontre. Ce qu’ils ont fait la semaine passée. Är Leit dénonçait donc une situation politique totalement bloquée puisque le bourgmestre devenu indépendant devait à partir de ce moment composer avec une opposition... devenue majoritaire. Intenable, même si Jos Schummer était prêt à chercher une sortie de crise.

«Mais personne n’a trouvé 5 minutes ne fût-ce que pour entendre mes explications», déplore-t-il. «Et pendant ce temps, je lis des tas de choses fausses dans plusieurs médias. C’est trop...»

Mais s’il indique que sa décision de quitter le siège de bourgmestre est «irrévocable», Jos Schummer pourrait rester membre du conseil communal. «Cela dépendra de l’évolution de la situation», conclut-il.