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Carte blanche

IoT, nouvel accélérateur de la transformation digitale?



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Julien Baudouin: «L’émergence de ce genre de technologie qui prend de plus en plus d’ampleur dans nos vies professionnelles ainsi que dans notre sphère privée commence cependant à poser des questions fondamentales en termes de sécurité et de vie privée.» (Photo: KPMG)

Depuis l’adoption massive d’internet il y a deux décennies, jamais auparavant nous n’avions vécu une période aussi disruptive. Aujourd’hui, l’innovation technologique est devenue critique pour le développement de nos entreprises: ce qui rendait une entreprise hautement compétitive le siècle dernier est fondamentalement différent de ce qui donne un avantage compétitif aujourd’hui.

Intégrer avec succès la transformation digitale dans son ADN afin de pouvoir réinventer son business model et se démarquer de la compétition est devenu essentiel.

Au côté de la robotisation et de l’intelligence artificielle, l’internet des objets (ou IoT pour Internet of Things) est cependant la technologie dont on s’attend à ce qu’elle ait le plus grand pouvoir de transformation d’ici les trois prochaines années .

Mais qu’est-ce donc que l’IoT? L’internet des objets est un réseau de dispositifs connectés qui va digitaliser le monde physique en collectant et partageant des données via internet. Cela permet donc aux entreprises de tirer parti des données collectées pour améliorer la prise de décision, augmenter l’efficacité et la profitabilité ou encore permettre d’identifier des nouvelles opportunités de revenus.

Au lieu de la traditionnelle feuille de présence papier, les participants pourront s’identifier automatiquement par leurs smartphones détectés au sein de la salle pendant la durée de la formation.
Julien Baudouin

Julien Baudouin,  senior manager,  KPMG

Si les cas pour les particuliers sont évidents et répandus (maisons connectées, vêtements/appareils intelligents), l’application au sein des entreprises peut encore paraître assez nébuleuse. Pour prendre un exemple concret, des projets pilotes sont actuellement en train d’être testés pour tirer parti de cette technologie afin de digitaliser la manière dont les employés s’enregistrent lors d’une formation.

Au lieu de la traditionnelle feuille de présence papier, les participants pourront s’identifier automatiquement par leurs smartphones détectés au sein de la salle pendant la durée de la formation. L’information digitalisée ainsi à la source sera ensuite automatiquement encodée par d’autres technologies dans les systèmes de suivi des départements en charge des formations au sein de l’entreprise.

Un autre exemple est celui des sociétés d’assurances qui réfléchissent actuellement à ajuster la prime à payer sur un contrat d’assurance voiture en fonction de votre style de conduite. Dans ce cas précis, les appareils connectés vont mesurer la vitesse du véhicule, la distance parcourue, la plage horaire d’utilisation ou encore les niveaux d’accélération et de freinage.

Pour assurer la pleine disponibilité et connectivité de cette technologie, il sera primordial de moderniser nos infrastructures réseau.
Julien Baudouin

Julien Baudouin,  senior manager,  KPMG

L’émergence de ce genre de technologie qui prend de plus en plus d’ampleur dans nos vies professionnelles ainsi que dans notre sphère privée commence cependant à poser des questions fondamentales en termes de sécurité (authentification, cryptage des données) et de respect de la vie privée (notamment la façon dont les données générées par ces dispositifs, par exemple, peuvent être utilisées par les entreprises qui les collectent).

Enfin, pour assurer la pleine disponibilité et connectivité de cette technologie, il sera primordial de moderniser nos infrastructures réseau – ce que devrait hautement faciliter l’arrivée de la 5G.