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Transformation et accélération de la Performance

L’IOT au service d’une économie durable



L’IOT au service d’une économie durable (Photo: TNP Luxembourg)

L’IOT au service d’une économie durable (Photo: TNP Luxembourg)

Les entreprises considèrent l'internet des objets comme une opportunité pour de nouveaux cas d’usage apporteurs de valeur. Toutefois, cette technologie a aussi la capacité de contribuer grandement aux enjeux de durabilité et de responsabilité dans un horizon de temps proche.

Dans le sillage de l’adoption des 17 objectifs mondiaux de développement durable des Nations Unies (ODD) en 2015, un macro-schéma directeur de mise en œuvre de ces objectifs a été élaboré avec trois principaux piliers: la technologie, la recherche scientifique et le renforcement des capacités institutionnelles RSE. Concernant le premier pilier, un mécanisme de facilitation technologique a été imaginé, et il mettait en exergue, dans le cadre de ses analyses, la place de choix de l’internet des objets (internet of things – IOT) pour atteindre les ODD à l’horizon 2030. Une étude du Forum Économique Mondial (WEF) en 2018 venait corroborer cette analyse et estimait que 84% des déploiements de l’IOT répondent ou pourraient répondre aux ODD. L’IOT offre en effet des promesses de nouveaux modèles métier monétisables, de réseaux intelligents en temps réel favorisant de nouveaux modèles de collaboration, ainsi qu’une traçabilité renforcée. Les principales applications à impact durable peuvent être:

·       L’augmentation de l’efficacité énergétique: grâce à des capteurs, des algorithmes et différents réseaux de communication, l’anticipation de la demande en énergie ainsi que sa distribution à des centres plus réduits peuvent être opérationnelles, ce qui réduirait de 12 à 15% la consommation énergétique globale. Aussi, l’IOT permettrait d’avoir des habitats plus intelligents, qui déclenchent la consommation de l’énergie à la demande et non pas en continu.

·       La consommation raisonnée des ressources, notamment celle de l’eau dans l’agriculture, le secteur consommant environ 70% de l'eau douce accessible de la planète.

·       La gestion du cycle de vie des produits en y intégrant plus de circularité: grâce à l’IOT, il est possible de surveiller différents produits tout au long de leur durée de vie et d’en notifier la fin ou alors d’anticiper le besoin de remplacer des pièces défectueuses.

·       Le transport plus efficace et sûr en rendant le système de circulation plus fluide et plus efficace. Un système IOT peut avertir automatiquement les conducteurs de la présence de places de parking par exemple. La généralisation des véhicules autonomes pourrait de son côté réduire les accidents et contribuer à sauver des vies.

·       La surveillance plus fiable des risques sur la santé des employés, notamment dans les situations ou environnements à risque.

Cela dit, bien que des cas d’usage commencent à émerger, l’adoption de cette technologie reste aujourd’hui à un niveau de maturité relativement bas. Ainsi, la même étude du WEF estime que 75% des projets de l’IOT dans le monde sont de petits ou moyens projets, essentiellement exploratoires ou marginaux par rapport au potentiel de la technologie. Les barrières à l’adoption combinent les craintes autour de la sécurité, le rapport entre coûts et bénéfices dans le cadre d’un réseau IOT «pas forcément intelligent», ainsi que les freins technologiques (notamment le déploiement de la 5G). Comment peut-on alors passer d’un IOT émergent et prometteur aujourd’hui à un IOT transformant au service d’une économie durable, dans un horizon de temps restreint?

Pour que l’adoption et la généralisation de l’IOT se passent dans un mode optimal, les efforts des parties prenantes (autorités, fabricants, utilisateurs, entreprises, investisseurs…) devraient converger de façon concomitante sur plusieurs axes:

·       Facilitation à travers des incitations à innover et à expérimenter. Un système de bonification peut être envisagé pour récompenser les efforts pour des applications IOT commercialement viables qui servent les objectifs du développement durable.

·       Standardisation et réglementation, condition essentielle pour le développement de l’IOT. En effet, l’internet des objets est confronté à des problèmes de sécurité, d'authentification et de contrôle d'accès. L'absence de réglementation, de normes et la faiblesse de la gouvernance ont entraîné une tendance à la baisse de la sécurité, ainsi qu'un large éventail de problèmes liés à la protection de la vie privée et des données personnelles.

·       Green IOT by design, à savoir le déploiement des bonnes pratiques pour l’amélioration de la consommation énergétique des objets connectés, un déploiement applicatif qui renforce l’autonomie ainsi que l’utilisation de matériaux recyclables/renouvelables. En somme, des réseaux IOT durables dès la conception, pour une économie durable.

·       Des mécanismes de partage de la valeur entre les parties prenantes, l’IOT étant par nature une technologie de réseau pour une économie de réseau. Ainsi, il peut transformer et optimiser des processus existants, ou bien permettre de créer de nouvelles sources de valeur (nouvelles entreprises, nouveaux produits ou services…) dans un mode partenarial (initiatives de place, pooling de ressources, partage…).

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