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M&G Investments

L’infrastructure durable et d’impact au cœur de M&G Investments



John William Olsen, gérant du M&G Positive Impact Fund & Alex Araujo, gérant du M&G Global Listed Infrastructure Fund.  (M&G Investments)

John William Olsen, gérant du M&G Positive Impact Fund & Alex Araujo, gérant du M&G Global Listed Infrastructure Fund. (M&G Investments)

M&G est fermement engagé à travailler à créer de la surperformance tout en investissant dans le développement durable. Les fonds M&G (Lux) Positive Impact Fund, lancé en 2018, et M&G (Lux) Global Listed Infrastructure Fund, lancé en 2017, entrent pleinement dans cette logique, en ayant chacun leur propre approche du sujet. Nos questions aux gérants.

Pour plus d’informations sur les termes financiers utilisés dans cet article, veuillez vous référer au glossaire .

Pouvez-vous nous présenter les deux fonds que vous gérez?

John William Olsen: Le fonds M&G (Lux) Positive Impact Fund est un fonds cœur de portefeuille sur les actions internationales et a pour but d’investir dans des entreprises de qualité, financièrement stables, ayant un impact positif sur la société et l’environnement. Les sociétés sélectionnées apportent des solutions à des enjeux que nous avons définis en amont, notamment l’inclusion sociale, la santé, l’éducation, l’environnement et l’économie circulaire.

Alex Araujo: L’approche du fonds M&G (Lux) Global Listed Infrastructure Fund consiste, quant à elle, à investir dans des entreprises cotées du secteur des infrastructures, avec cette même dimension sociale et environnementale. L’actualité est très animée sur ce sujet du fait que le plan Biden de 1.900 milliards de dollars vise notamment à financer la rénovation des infrastructures américaines devenues vieillissantes, avec ce prisme de la durabilité qui est aussi le nôtre.

Quels sont vos critères de sélection?

John William Olsen: Pour le fonds M&G (Lux) Positive Impact Fund, nous analysons d’abord le cœur de métier des entreprises, qui doivent répondre de manière très concrète aux enjeux mentionnés. Il s’agit souvent d’entreprises pionnières ou leaders sur leur marché. Le but est de sélectionner les sociétés qui, selon nous, présentent les meilleures chances de surperformer sur les 10 années à venir. Nous éliminons ainsi les entreprises qui n’ont pas encore atteint leur seuil de rentabilité financière.

Alex Araujo: Dans le domaine des infrastructures, nos cibles se composent notamment d’entreprises actives dans la construction d’écoles, de structures sociales ou d’hôpitaux. Il peut également s’agir d’entreprises chargées du développement et de l’entretien des réseaux d’eau potable, sans oublier les infrastructures digitales (data centers, antennes réseau, fibre optique), qui permettent de connecter les gens entre eux. Ces infrastructures se sont révélées primordiales pour traverser la période d’isolement et de confinement que nous avons vécue.

Avez-vous le sentiment que les fonds «durables» ont nécessairement un biais «croissance» et feraient ainsi face à un risque de bulle?

John William Olsen: Si l’on regarde le marché dans son ensemble, ce biais growth est sans doute vrai. Dans notre fonds en revanche, c’est un biais que nous avons supprimé. Notre approche multithématique nous permet d’investir sur des secteurs variés, rattachés au style growth autant qu’au style value. Je pense que le risque de bulle concerne surtout les grands acteurs du secteur technologique. Nous n’avons pas ces valeurs en portefeuille car leur activité n’est pas orientée vers une logique d’«impact positif», au sens «social» ou «environnemental» qui nous intéresse.

Alex Araujo: Pour ce qui est des infrastructures, on observe des valorisations élevées chez les pure players des énergies propres, spécialisés dans l’éolien ou le solaire. Ce sont pour nous de belles entreprises bénéficiant d’excellentes perspectives et de soutiens publiques, ce qui justifie leur prix selon nous, mais il est clair que la diversification est primordiale sur ces thématiques. C’est pour cette raison que nous sélectionnons également des entreprises qui se concentrent sur leur propre transition énergétique pour se défaire des énergies fossiles. Nous apprécions notamment les entreprises qui utilisent ou qui sont actives dans les domaines des biocarburants ou de l’hydrogène.

Le retour de l’inflation représente-t-il une menace pour vous?

John William Olsen: La hausse des prix provient surtout des matières premières et de l’énergie, deux thématiques éloignées de celles du fonds. Notre but est de sélectionner des entreprises d’avenir que nous pensons capables de dégager de la valeur sur le long terme. Cela nous permet d’être peu dépendants des enjeux macroéconomiques de court terme.

Alex Araujo: Pour ma part, je vois le retour de l’inflation comme un élément positif. Investir dans l’avenir, c’est investir dans un monde de croissance, qui produit naturellement de l’inflation. L’inflation n’est donc pas une menace, mais la conséquence d’une forte activité qui s’accompagne de nouvelles opportunités. N’oublions pas qu’elle se répercute aussi dans la valeur des actifs réels et dans l’exploitation qui peut en être faite. Les craintes actuelles autour de l’inflation sont typiques du monde d’incertitudes dans lequel nous vivons, où les opinions sont versatiles et contradictoires. Le fait d’investir dans les actifs réels sous un angle durable offre une réponse à ces craintes, selon nous, en apportant de la visibilité à long terme tout en participant à financer un monde meilleur.