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Analyse

Les indices boursiers bien loin des objectifs climatiques



Les combustibles fossiles restent un contributeur-clé aux émissions des indices boursiers majeurs du G7, dont la trajectoire de température moyenne est de 2,95°C, bien loin des 2°C fixés par l’accord de Paris. (Photo: Shutterstock)

Les combustibles fossiles restent un contributeur-clé aux émissions des indices boursiers majeurs du G7, dont la trajectoire de température moyenne est de 2,95°C, bien loin des 2°C fixés par l’accord de Paris. (Photo: Shutterstock)

Les indices boursiers majeurs du G7 sont loin d’être alignés sur les objectifs de l’accord de Paris: la trajectoire de température moyenne est de 2,95°C, bien éloignés des 2°C fixés. Une action urgente de la part des grandes entreprises et des gouvernements est nécessaire.

Aucun indice boursier majeur du G7 n’est aligné sur les objectifs climatiques de l’accord de Paris: aucun n’est actuellement sur une trajectoire de 2°C, encore moins de 1,5°C. Mais la trajectoire de température moyenne est de 2,95 °C. Et quatre des sept indices se situent sur des trajectoires de températures dangereuses de 3°C ou plus.

C’est la conclusion d’une analyse de la Science Based Targets Initiative (SBTi), en collaboration avec l’Onu. Alors que les chefs d’État et de gouvernement du G7 se réunissent du 11 au 13 juin, la SBTi appelle à ce que les plus grandes sociétés cotées du G7 intensifient d’urgence leur action climatique pour s’aligner sur l’accord de Paris.

«Cela nécessite une action immédiate de la part des plus grandes entreprises du monde», a ainsi déclaré Alberto Carrillo Pineda, membre du comité directeur de la SBTi.

Les combustibles fossiles restent en effet un contributeur-clé aux émissions des sept indices, alors même que ceux-ci pourraient fortement influencer le reste du monde. «Les entreprises du G7 ont le potentiel de provoquer un ‘effet domino’ de changement positif dans l’ensemble de l’économie mondiale», souligne ainsi Lila Karbassi, chef des programmes au Pacte mondial des Nations unies et présidente du conseil d’administration de la SBTi. Et «les gouvernements doivent aller plus loin pour encourager la définition d’objectifs ambitieux fondés sur la science».