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L’indexation des salaires inquiète les employeurs



L’UEL trouve illogique que les hauts salaires récupèrent plus de la hausse de l’index que les bas salaires. Photo: Shutterstock)

L’UEL trouve illogique que les hauts salaires récupèrent plus de la hausse de l’index que les bas salaires. Photo: Shutterstock)

L’Union des entreprises luxembourgeoises craint pour la compétitivité des entreprises suite à la dernière indexation automatique des salaires. Elle plaide en faveur d’un ajustement limité aux revenus les moins élevés.

Les salaires luxembourgeois ont augmenté de 2,5% au début du mois pour s’adapter au coût de la vie qui croît. Si elle salue la hausse de pouvoir d’achat pour les salariés, l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) s’inquiète pour la compétitivité des employeurs. Elle estime le coût de l’indexation à 800 millions d’euros par an. Alors que beaucoup se retrouvent en concurrence avec des sociétés des pays voisins, «non soumis aux mêmes contraintes».

C’est pourquoi l’UEL propose une limitation de l’indexation à un certain niveau de revenus. En l’espèce, elle ne trouve «pas logique» que l’indexation augmente le salaire d’une personne au salaire minimum non qualifié (2.201,93 euros par mois selon les anciens paramètres sociaux) de 660 euros par an alors que celui d’une personne qui perçoit 11.000 euros par mois augmentera de 3.300 euros en un an. «Ce système d’indexation accroît les inégalités sociales», écrit l’UEL dans un communiqué de presse.

Un délai trop court

Elle regrette également le peu de délai laissé aux entreprises entre le dépassement du seuil à partir duquel les salaires sont indexés et la mise en pratique de cette indexation. «Elle met les entreprises dans une position délicate, alors que ces dernières subissent encore les effets de la crise.»

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