POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Nora Back (OGBL)

«L’important est avant tout de sauver les vies, les emplois»



La présidente de l’OGBL, Nora Back, est revenue sur les défis qui attendent les forces syndicales. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

La présidente de l’OGBL, Nora Back, est revenue sur les défis qui attendent les forces syndicales. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

L’OGBL se réunissait, ce mardi, en comité national. Sa présidente, Nora Back, en a profité pour rappeler dans la foulée ses objectifs, tout en appelant les gouvernements à participer plus activement aux discussions futures.

La crise sanitaire n’est pas encore terminée que les défis s’amoncellent déjà pour l’OGBL. Au sortir d’une réunion du comité national de la Confédération syndicale indépendante du Luxembourg, sa présidente, Nora Back , a remis l’église au milieu du village: il n’y aura pas de petit combat.

L’objectif sera, alors que le ministre du Travail, Dan Kersch (LSAP), a fait grincer les dents du patronat en glissant, en début de semaine, l’idée de taxer les entreprises qui auraient «profité de la crise» , de se concentrer sur le salariat. «On ne veut pas penser ‘budget’, cela viendra en temps voulu, quand nous serons sortis de là. Mais la recette financière devra venir des entreprises, pas du salariat. L’important est avant tout, pour le moment, de sauver les vies, les emplois», a-t-elle insisté.

Des entreprises en ligne de mire

Cependant, s’il est, pour la présidente de l’OGBL, encore trop tôt pour se poser ce genre de questions, cela ne l’empêche néanmoins pas de garder dans le viseur certaines entreprises, comme Ampacet, qu’elle érige en exemple parmi ces entités «qui profitent de la crise pour tenter d’effectuer des restructurations ou de diminuer les salaires».

Par ailleurs, la présidente de l’OGBL a également profité de l’occasion pour appeler le gouvernement à resserrer les rangs. «Ce que nous attendons du gouvernement, c’est qu’il se mette à la table des négociations avec les représentants des salariés, des patrons. Il faut de l’aide et de la discussion si l’on veut retrouver le chemin de la normalité», a expliqué Nora Back.

Si la liste des défis et enjeux majeurs qui se dressent face à l’organisation syndicale s’est considérablement noircie depuis le début de la crise sanitaire, Mme Back est enfin revenue sur la relative bonne résistance du secteur financier . Et sur ce point encore, l’OGBL veut que les salariés ne soient pas les oubliés de la relance.

«Comparé à l’Union européenne, le Luxembourg s’en est plutôt bien sorti, grâce à la tertiairisation de notre économie. La place financière n’a pas connu le même impact que la plupart des autres secteurs. Mais il est important de protéger ce secteur. Nous souhaitons que les mérites soient partagés. Nous sommes en pleine négociation des conventions collectives et ces points feront partie de la discussion», a-t-elle conclu.