ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Vincent Popoff - Ama Mundu Technologies

«Il est important d’être bien entouré»



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Vincent Popoff: «Cependant, dans la réussite comme dans l’échec, il y a toujours des choses à apprendre pour mieux envisager l’avenir.» (Photo: Ama Mundu Technologies)

En amont de l’événement «Start-up Stories: Round 4» organisé par le Paperjam Club en partenariat avec Startup Luxembourg et parrainé par la Bil, le mercredi 13 novembre à The Office, l’un des startuppers, Vincent Popoff (Ama Mundu Technologies), nous explique comment la technologie développée par la start-up contribue à une meilleure exploitation de l’eau.

D’où vous est venue l’idée de votre start-up?

Vincent Popoff.- «L’eau est une ressource essentielle qui est souvent bien mal exploitée. L’eau potable, plus particulièrement, est un bien commun qui se raréfie en raison de plusieurs facteurs: la croissance démographique, l’industrialisation, l’urbanisation, les modes de vie et consommation actuels, le réchauffement climatique. Au Luxembourg, pays à la démographie galopante dont l’économie nourrit en outre des ambitions de réindustrialisation, la problématique de l’eau est de plus en plus souvent évoquée. Au regard du développement socio-économique, on estime que le Luxembourg ne pourra plus pourvoir à ses besoins en eau potable au-delà de 2035. Il est donc essentiel de trouver des solutions alternatives.

Ama Mundu Technologies se positionne dans ce contexte, en recourant à la technologie, notamment dans le domaine du fractionnement et de la filtration membranaire, avec la volonté d’inscrire la gestion de l’eau dans une démarche d’économie circulaire. Nous avons assemblé les technologies les plus récentes au cœur d’une nouvelle solution permettant une gestion intelligente des eaux usées.

Les autres résidus qui étaient présents dans les eaux usées peuvent être, quant à eux, valorisés sous forme d’engrais et d’énergie.
Vincent Popoff

Vincent Popoff,  CEO,  Ama Mundu Technologies

Notre processus permet d’en extraire une eau de qualité qui peut être directement réutilisée localement. Les autres résidus qui étaient présents dans les eaux usées peuvent être, quant à eux, valorisés sous forme d’engrais et d’énergie. Sécurisation des ressources et réduction de l’impact environnemental peuvent, de cette manière, rimer avec économie.

Avez-vous un conseil à donner à celles et ceux qui hésitent encore à se lancer?

«Se lancer dans une aventure entrepreneuriale implique de faire face et de dépasser de nombreux doutes. Penser que l’on est seul dans cette démarche, à la poursuite de sa vision et de ses objectifs, est une erreur à éviter. Au contraire, il y a beaucoup d’acteurs et de services prêts à vous aider.

Il ne faut pas hésiter à aller à la rencontre des autres, à s’inscrire dans divers réseaux, à s’informer et demander de l’aide. Il est important d’être bien entouré, de former une bonne équipe autour de soi, de trouver les bons partenaires. De cette manière, on peut dissiper les doutes, se conforter dans sa démarche, pour mieux avancer.

On entend souvent qu’il est essentiel de faire des erreurs. Qu’en pensez-vous?

«Le développement d’une entreprise ne suit pas un chemin linéaire. Une idée, au fil des itérations avec les bénéficiaires de la solution et des retours d’expérience, est amenée à évoluer. Nous sommes un acteur innovant, qui contribue à changer notre rapport à l’eau, qui introduit un nouveau paradigme dans la manière d’exploiter cette ressource.

Cependant, on ne peut pas tout faire parfaitement du premier coup. Pour atteindre nos objectifs, nous devons travailler avec nos clients et plus largement avec l’ensemble des acteurs de la gestion de l’eau. Tous nous aident à faire évoluer notre technologie et nos services, en faisant remonter les problématiques rencontrées, en nous faisant confiance dans la recherche de  solutions qui puissent bénéficier au plus grand nombre.

Certaines expérimentations vont déboucher sur de nouvelles opportunités. D’autres n’aboutiront pas. Peut-on cependant dire qu’il s’agit d’erreur? Éventuellement. Cependant, dans la réussite comme dans l’échec, il y a toujours des choses à apprendre pour mieux envisager l’avenir.»

Vous pouvez vous inscrire à l’événement «Start-up Stories: Round 4» sur le site du  Paperjam Club.  

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