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Start-up

Hocapa crée l’e-carnet de santé du cheval



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La cofondatrice d’Hocapa, Maud Colin-Noesser, vise les marchés français, belge et luxembourgeois pour commercialiser son carnet de santé numérique dédié au cheval. (Photo: Hocapa)

Réunir toutes les informations de santé d’un cheval au sein d’un carnet de santé numérique, c’est l’objectif poursuivi par la start-up thionvilloise Hocapa, fondée fin août. Le projet sera commercialisable en France dès mars 2020. En ligne de mire, les marchés belge et luxembourgeois.

«Un cheval n’est pas suivi que par un vétérinaire, mais par beaucoup de praticiens différents», explique la cofondatrice de la start-up Hocapa (pour «Horse Care Passeport»), Maud Colin-Noesser. «Or, le propriétaire du cheval est le seul dépositaire de toutes ces informations.»

Ce qui peut représenter une paperasse considérable. Et poser des problèmes de transmission de l’information entre les différents praticiens.

À partir de ce constat, Maud Colin-Noesser et son mari, Frédéric Noesser, ont fondé fin août Hocapa, qui propose un carnet de santé numérique dédié au cheval.

«L’idée était de réunir toutes les informations, les ordonnances, les radios au sein d’un seul dossier numérique, afin que toutes soient à disposition au même endroit», explique Maud Colin-Noesser.

45 contributeurs pour autant de clients

Après un an passé à réfléchir au projet au sein de The Pool, l’incubateur de Bliiida à Metz, la start-up est suivie depuis sa création par le Thi’pi, l’espace de coworking et d’accompagnement des start-up numériques de Lorntech à Thionville.

Une campagne de financement participatif, réalisé sur Ulule, a rempli ses objectifs à plus de 120%. Résultat: 3.000 euros de contributions et, surtout, 45 contributeurs qui seront aussi les premiers clients puisqu’ils ont, par leur contribution, acheté un premier mois d’abonnement.

La version de démonstration est déjà disponible. La version bêta le sera en janvier auprès des contributeurs, tandis que la commercialisation à destination du grand public est prévue pour mars.

«Dans l’idéal, nous aimerions embaucher un employé dès cet été», déclare Maud Colin-Noesser.

Le marché luxembourgeois en ligne de mire

La commercialisation concerne bien sûr le marché français, mais aussi, dans un avenir proche, les marchés belge et luxembourgeois, qui comptent à eux trois plus de 1,5 million de chevaux. «Ce sera plus long pour la Belgique et le Luxembourg, parce que je ne connais pas ces marchés», explique Maud Colin-Noesser. «Au Luxembourg, j’ai deux personnes de contact, des moniteurs, qui pourront m’aider à découvrir l’écosystème équestre local. Mais des experts judiciaires seront aussi nécessaires.»

Cette solution peut-elle s’adapter à d’autres animaux? «Nous y réfléchissons. Dupliquer la solution pour d’autres animaux serait assez facile», explique Maud Colin-Noesser. «Mais pour quel animal? La difficulté sera de trouver le bon business model.»