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Helios, la fintech qui veut «dépolluer» la banque



Parmi les engagements d’Helios, chaque transaction compense une partie de l’impact CO 2  du client. (Photo: Shutterstock)

Parmi les engagements d’Helios, chaque transaction compense une partie de l’impact CO 2 du client. (Photo: Shutterstock)

La fintech française lancera, à l’automne, un compte bancaire courant décarboné.

«Dépolluons la banque»: c’est la volonté affichée par Helios, fintech française née pendant la crise du Covid-19.

«Pourquoi utiliser notre épargne pour financer des entreprises que nous boycottons par ailleurs?», questionne la start-up sur son site . Peu d’alternatives existent actuellement, la jeune société compte donc lancer à l’automne 2020 un «compte bancaire durable».

Il s’agit d’un compte courant (6 euros de frais par mois), associé à une carte bancaire et à une application mobile, ainsi qu’à de nombreuses promesses «durables». Celui-ci peut être ouvert indépendamment d’autres comptes existants.

«Nous proposons le premier compte courant garantissant que pas un euro déposé chez nous n’ira financer une entreprise qui aggrave la crise climatique», rapporte l’une de ses fondatrices, Maeva Courtois, dans Les Echos du 26 juin .

Le site de la fintech précise qu’elle ne finance pas le charbon, le pétrole, le gaz ou le pétrole de schiste, l’élevage industriel, la monoculture agricole, les pesticides chimiques, l’armement et le génie génétique. Des arguments qui peuvent trouver leur public dans le contexte actuel.

Parmi les engagements d’Helios, chaque transaction compense une partie de l’impact CO2 du client, en finançant des projets de réduction ou de séquestration d’émissions de gaz à effet de serre.

Et un suivi personnel de l’empreinte carbone est proposé à chaque achat, avec des suggestions d’alternatives de consommation.