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Étude EY

Les grandes fortunes plus attentives à la gestion



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Les gestionnaires de fortune doivent se montrer proactifs par rapport aux besoins de leurs clients. (Photo: Shutterstock)

Une nouvelle étude d’EY sur la gestion de patrimoine montre que les grandes fortunes sont moins fidèles à leur gestionnaire traditionnel. Elles veulent aussi plus de clarté sur les honoraires.

Les grandes fortunes sont prêtes à se rebeller. Selon la récente édition de l’étude mondiale d’EY sur la gestion de patrimoine, menée auprès de 2.000 personnes dans 26 pays, près de la moitié des clients en gestion de patrimoine (46%) ne sont pas satisfaits des honoraires dont ils doivent s’acquitter.

Ils estiment ne pas faire l’objet d’une tarification équitable. Un sentiment qui concerne notamment deux tiers de la clientèle très fortunée (UHNWI). L’étude montre aussi que 55% des clients souhaitent que leurs gestionnaires de fortune utilisent un mode de paiement qui leur assure une transparence, une objectivité et une certitude accrues.

Globalement, ils ne rechignent pas à devoir payer pour des conseils financiers. Mais ils sont aussi plus prompts à changer de prestataire de services si leurs besoins évoluent. Une tendance encore plus marquée parmi les clients luxembourgeois.

Priorité à la flexibilité

«75% des clients luxembourgeois, contre moins de 50% pour ceux des autres pays, seraient prêts à considérer un changement de prestataire en cas d’héritage ou de gains importants», observe Olivier Maréchal, à la tête du département Conseil en services financiers d’EY Luxembourg et responsable de l’étude pour Luxembourg. Les grandes fortunes se tournent aussi de plus en plus vers des acteurs de plus petite taille, plus agiles pour leur proposer des solutions mieux adaptées à leurs besoins en évolution. Ils recourent donc à des conseillers indépendants, mais aussi à des sociétés fintech.

Selon l’étude d’EY, le pourcentage de clients susceptibles de passer par des fintech passera de 38% aujourd’hui à 45% au cours des trois prochaines années.

Enfin, l’étude montre un glissement qui s’accélère dans l’utilisation des nouvelles technologies. Il y a trois ans, 20% des clients seulement envisageaient d’utiliser les applications mobiles en gestion de patrimoine.

Aujourd’hui, 41% d’entre eux utilisent déjà ces applications de manière prioritaire pour gérer leur patrimoine.