POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Tribunal administratif

Google veut garder son MoU secret



En cas d’arrivée sur le territoire de Bissen, Google pourrait avoir besoin de 10 millions de litres d’eau par jour et d’importantes quantités d’électricité. (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

En cas d’arrivée sur le territoire de Bissen, Google pourrait avoir besoin de 10 millions de litres d’eau par jour et d’importantes quantités d’électricité. (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

Pour protéger sa technologie et éviter l’espionnage industriel, Google ne souhaite pas que son «memorandum of understanding» (MoU) passé avec l’État soit rendu public. Un argument développé devant le tribunal administratif.

Pour éviter la divulgation des informations précisées dans le protocole d’accord passé avec l’État («memorandum of understanding», ou MoU) concernant l’implantation d’un data center à Bissen, Google a fait valoir devant le tribunal administratif que cela pourrait permettre à ses concurrents de comprendre son fonctionnement interne, selon le Luxembourg Times. L’instance avait été saisie par le Mouvement écologique après que le gouvernement a déjà refusé de divulguer ce MoU.  Et cela malgré l’accord donné par la Commission d’accès aux documents.

Si le projet est approuvé, Google pourrait avoir besoin de 10 millions de litres d’eau par jour et d’importants volumes d’électricité. Ce qui peut avoir une incidence sur la décision des autorités concernées, comme la commune de Bissen, qui doit se prononcer prochainement sur le PAP. Même si cette consommation en ressources ne relève a priori que de la compétence du gouvernement national.