LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Sorties

Du Théâtre ce week-end

«Girls & Boys» au Kinneksbond de Mamer



Seule en scène, Jeanne Werner conte sa descente aux enfers dans la pièce «Girls & Boys» de l’auteur britannique Dennis Kelly, mise en scène par Marion Poppenborg. (Photo: Boshua)

Seule en scène, Jeanne Werner conte sa descente aux enfers dans la pièce «Girls & Boys» de l’auteur britannique Dennis Kelly, mise en scène par Marion Poppenborg. (Photo: Boshua)

Alors que la menace d’une nouvelle fermeture plane sur les planches luxembourgeoises, il est plus que jamais temps de soutenir et de profiter de la création locale notamment en allant voir «Girls & Boys», pièce de l’auteur britannique Dennis Kelly adaptée par le TOL, ce week-end au Kinneksbond de Mamer.

«J’ai rencontré mon mari dans la file d’embarquement d’un vol Easyjet, et je dois dire que cet homme m’a tout de suite déplu.» Voilà comment se présente, sur un ton à la fois badin et piquant, la pièce «Girls & Boys» de l’auteur britannique Dennis Kelly, présentée ce vendredi et ce samedi soir au Kinneksbond de Mamer dans sa configuration café-théâtre.

Au centre de l’action et de la scène, une femme, seule, dont on ne connaîtra jamais le nom. Elle se raconte, de ses premiers émois amoureux à la naissance de ses enfants, en passant par sa carrière professionnelle. Elle dépeint un quotidien a priori ordinaire, mais dans lequel, petit à petit, jalousie, trahison et conflits font irruption. Comment bascule-t-on de l’idylle vers l’horreur la plus brutale? Qu’est-ce qui pousse une personne à commettre l’impensable?

Pour interpréter ce texte du «maître de l’asphyxie», la production du Théâtre ouvert Luxembourg (TOL) fait appelle à la comédienne Jeanne Werner, lauréate du prix d’interprétation «Oprecht» pour son monologue de fin d’études à la Haute École des arts de Zurich. Au Luxembourg, elle a interprété notamment le monologue «La Vie matérielle» de Marguerite Duras au Théâtre du Centaure, ou encore Annette dans «Le Dieu du carnage» au Théâtre national du Luxembourg…

À la mise en scène, on retrouve une grande habituée du TOL, Marion Poppenborg, qui précise: «Avec ses sauts temporels, ce monologue au rythme soutenu nous embarque, telle une virée en montagnes russes, droit vers une fin amère. Dennis Kelly, la femme, la comédienne nous poussent à écouter et à être témoins de l’échec d’un plan de vie pourtant prometteur…»

Représentations vendredi 20/11 et samedi 21/11 à 20h au Kinneksbond . Tickets ici . Port du masque obligatoire.