POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

revue de presse

Les frais d’Yves Mersch à la BCE interrogent



Les frais de voyage des partenaires des directeurs sont couverts dans certains cas par la BCE, mais la pratique suscite des mécontentements en interne. (Photo: Christophe Olinger/archives Paperjam)

Les frais de voyage des partenaires des directeurs sont couverts dans certains cas par la BCE, mais la pratique suscite des mécontentements en interne. (Photo: Christophe Olinger/archives Paperjam)

Membre du directoire de la Banque centrale européenne, Yves Mersch, ancien gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg, fait l’objet de critiques concernant ses frais de déplacement.

Selon le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung, deux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) auraient «très fréquemment emmené leurs partenaires aux dépens de la Banque centrale ces dernières années. Il s’agit de Sabine Lautenschläger, qui a pris une retraite anticipée à l’automne, et de l’actuel directeur Yves Mersch», lit-on dans  l’article paru le 19 février .

L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg est  membre du directoire de la BCE depuis fin 2012  et a été nommé vice-président du conseil de surveillance prudentielle de l’institution  en octobre 2019 .

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, ainsi que les cinq autres membres du  directoire de l’institution  ont la possibilité d’emmener leurs conjoints lors de leurs voyages d’affaires aux frais de la BCE, à certaines conditions.

La BCE a confirmé au journal allemand que les frais de voyage des partenaires des directeurs sont couverts dans certains cas, à condition qu’ils aient reçu une invitation de leurs hôtes et que la venue du conjoint «soit dans l’intérêt du service et conforme aux pratiques internationales».

Si la pratique est autorisée par la BCE, le quotidien allemand apprend qu’elle suscite des mécontentements en interne, d’autant plus que les directeurs de la BCE bénéficient par ailleurs d’autres avantages liés à leur statut de fonctionnaire européen, et d’un salaire d’environ 300.000 euros par an.