PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Fonds

GESTION D’ACTIFS

Les frais de gestion toujours sous pression



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Fitz Partners fait état d’une baisse moyenne de 9% des frais de gestion entre juillet 2018 et juillet 2019. (Photo: Shutterstock) 

Dans sa dernière étude, le cabinet Fitz Partners observe une nouvelle baisse des frais de gestion, et remarque qu’il devient plus rentable pour les fonds de faire appel à des gérants externes qu’internes.

Ces dernières années, les sociétés de gestion voient leurs commissions diminuer de manière significative. Et cette contraction des frais de gestion ne semble pas prête de s’enrayer.

La dernière étude du cabinet Fitz Partners, qui prend en compte les fonds domiciliés au Luxembourg, en Irlande et au Royaume-Uni, fait ainsi état d’une baisse moyenne de 9% des frais de gestion entre juillet 2018 et juillet 2019 (de 0,393% à 0,358%). Elle s’élève même à 13% sur les deux dernières années.

Ces frais rémunèrent le conseil en allocation d’actifs et en sélection de valeurs des gérants. Ils varient selon la classe d’actifs gérés et la taille du mandat qui leur est confié.

Les frais de gestion «bruts» (incluant les frais de distribution) subissent quant à eux une chute de 19,4% depuis 2015.

Conseil extérieur

La réduction des frais est désormais telle qu’il devient plus intéressant de mobiliser des gérants externes, selon Hugues Gillibert, directeur chez Fitz Partners. Il confie, par exemple, que «pour les fonds d’actions d’un milliard de dollars, les frais de conseil en investissement sont 40% moins élevés lorsque les fonds font appel à un ‘sous-conseiller’ externe que lorsqu’ils font appel à des équipes internes».

Ironie de la situation pour les sociétés de gestion: elles continuent de proposer les tarifs les plus compétitifs possibles pour attirer de nouveaux mandats de gestion, alors même que cette politique de moins-disant tarifaire met leurs revenus sous pression.

Mais les gérants sont coincés par le contexte concurrentiel, notamment les tarifs pratiqués dans la gestion passive, et le bas niveau des taux d’intérêt, qui ne plaident pas en faveur d’une hausse des frais.