ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Brexit

Les fournisseurs automobiles redoutent un «no deal»



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Les associations des industries qui fournissent le secteur automobile craignent un Brexit sans accord. (Photo: Shutterstock)

Un Brexit sans accord aura des répercussions fortes sur les industries qui fournissent les constructeurs automobiles. L’avertissement est lancé par les associations dont est membre l’Ilea (Luxembourg Automotive Suppliers Industry).

À un peu plus d’un mois du Brexit, les associations représentatives des industries de fourniture du secteur automobile, l’European Association of Automotive Suppliers (Clepa) et l’European Automobile Manufacturers Association (Acea), tirent la sonnette d’alarme. Elles regroupent 21 fédérations ou associations nationales, dont l’Ilea (Luxembourg Automotive Suppliers Industry).

«Le départ du Royaume-Uni aura de lourdes conséquences pour ce secteur économique vital», mettent en garde Acea et Clepa. Cela entraînera en effet un changement radical au niveau des rapports commerciaux, notamment par l’application de nouveaux droits de douane.

Le modèle «just in time» menacé

Des craintes sont aussi mises en avant quant au volet opérationnel de ce secteur. Notamment en ce qui concerne le modèle «just in time» qui est appliqué: les industries sont livrées au moment de leurs besoins, ce qui accroît l’efficacité et fait baisser les coûts.

Les WTO Tariffs, soit les taxes sur les importations, pourraient grimper de 5,7 milliards en ce qui concerne le circuit Union européenne–Royaume-Uni. Les coûts nouveaux seront reportés sur le client, le secteur ne pouvant les absorber, font encore valoir Clepa et Acea.

Qui, d’une même voix, plaident pour un retrait ordonné.