POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Nouvelle offre

La Chambre de commerce personnalise ses formations



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De gauche à droite: Luc Henzig, Valérie Massin, Luc Frieden et Carlo Thelen, lors de la conférence de presse du 2 juillet au Lycée technique de Bonnevoie. (Photo: Maison Moderne)

La Chambre de commerce présentait, mardi, sa nouvelle offre de formations étoffée, mais aussi restructurée afin de mieux s’adapter aux profils des personnes et aux besoins des entreprises. L’accent a aussi été mis sur la digitalisation et de nouveaux partenariats.

«La formation est la clé du succès pour les entreprises», a rappelé Luc Frieden, le président de la Chambre de commerce, lors de la présentation, mardi 2 juillet, de sa politique en matière de formation.

La formation est d’ailleurs une des missions fondamentales que s’est assignée la Chambre de commerce.

«Ces formations visent trois publics cibles», explique Valérie Massin, vice-présidente de la Chambre de commerce et coordinatrice ressources humaines. «Les jeunes, les personnes en situation de reconversion professionnelle, ainsi que les salariés et dirigeants d’entreprises.»

Une restructuration de l’offre de formations

Pour répondre aux évolutions de l’économie, la Chambre de commerce revoit la manière dont elle construit son catalogue de formations.

«Notre offre de formations professionnelles est en cours de restructuration pour construire un écosystème permettant à la personne d’élaborer un plan de développement personnel sur une certaine durée», explique Luc Henzig , directeur formation à la Chambre de commerce. «Il s’agit en outre d’adapter le cycle à la révolution digitale et aux évolutions, en offrant toujours une perspective et un point d’arrivée».

L’offre de formations se structurera en quatre catégories, selon le public cible: formations entrepreneuriales et pour les dirigeants d’entreprise; formations en relation avec les activités transversales pour toute l’entreprise; formations sectorielles; et développement personnel.

Cet agencement permettra d’identifier avec précision les compétences nécessaires à une profession et de proposer une formation adaptée. «Notre vocation finale, c’est de devenir de plus en plus un conseiller en formation», précise Luc Henzig.

Des formations digitalisées

L’autre grand défi en la matière est la consommation de la formation. «Des masters ou des bachelors avec 18 mois de cours, ça ne marche plus tellement: c’est très intense, et les gens ont déjà un travail. Une des solutions consiste à digitaliser l’offre», continue Luc Henzig.

D’où le lancement d’une plate-forme d’e-learning, le Luxembourg Open Online Courses (LOOC), qui offre «la possibilité d’héberger en marque blanche toute formation e-learning proposée par les acteurs locaux de la formation continue».

«Mais notre philosophie est de ne jamais vendre d’e-learning tout seul», précise Luc Henzig. «Il y a toujours un mélange entre e-learning et cours présentiel.»

La House of Training (née de la fusion des organismes de formation professionnelle continue de la Chambre de commerce et de l’Association des banques et banquiers Luxembourg - ABBL) propose sur son  site internet  la possibilité d’effectuer une recherche parmi les 800 offres de formations disponibles.

Un partenariat avec l’ESCP

La Chambre de commerce a aussi signé des partenariats pour étoffer son offre de formations continues diplômantes, avec l’Université de Lorraine ou des écoles prestigieuses telles que l’ESCP.

Avec cette dernière, «un cours de gestion internationale du patrimoine va commencer en septembre, avec 50% à Paris, 45% au Luxembourg et 5% à Genève», détaille Luc Henzig. «Les gens pourront découvrir différents aspects de la gestion patrimoniale. La partie faite à Luxembourg se concentre ainsi autour d’une spécialité du pays: les fonds d’investissement. Ce transit par le Luxembourg permettra au pays de devenir un centre d’attraction pour attirer des compétences.»

«L’offre de formations s’est donc largement étoffée», estime Valérie Massin. «Mais cette structuration est en cours et loin d’être achevée, d’autant que la demande de la part des acteurs luxembourgeois est considérable.»

Découvrir l’entrepreneuriat

Concernant les lycéens, des initiatives existent déjà pour leur faire découvrir les facettes de l’économie ou éveiller leur intérêt pour l’entrepreneuriat.

«Mais il est aussi important de collaborer avec les professeurs afin qu’ils comprennent mieux l’économie et les qualités demandées par les entreprises», ajoute Valérie Massin à propos de l’action Teachers meet businesses .

Pour favoriser l’accès à l’emploi, le programme  Fit4JobStart  permet de définir les profils et les envies et d’établir un diagnostic pour accompagner les jeunes demandeurs d’emploi dans la définition d’un projet professionnel. «153 personnes ont participé à 12 sessions», énumère la vice-présidente. «13% ont obtenu un CDD ou un CDI à l’issue de cette formation.»

La réorientation professionnelle est aussi au programme, avec SkillYouUp, qui accompagne les personnes en reconversion vers une nouvelle fonction, ou Fit4Entrepreneurship , qui soutient les demandeurs d’emploi qui veulent créer ou reprendre une entreprise. «158 personnes ont participé à ces ateliers», rappelle Valérie Massin. «Et, même si 9 ont périclité, cela a conduit à la création de 54 entreprises.»

Le projet «DigiMob Industrie 4.0» vise quant à lui à former à l’échelle de la Grande Région les demandeurs d’emploi aux compétences nécessaires à l’exercice du métier d’ouvrier spécialisé dans l’industrie 4.0.

En 2018, 2.000 contrats d’apprentissage furent ainsi gérés dans le cadre de la formation professionnelle initiale, 23.000 inscriptions individuelles ont été effectuées pour des formations continues certifiantes sous l’enseigne House of Training, et 74 étudiants ont suivi une formation continue diplômante sous la marque Isec.