ENTREPRISES & STRATÉGIES — Architecture + Real Estate

Développement immobilier

Flavio Becca, entre Trilogy et tripartite



Flavio Becca devant la maquette des tours résidentielles Skyview Trilogy, présentée au salon Move Property Expo dans le centre commercial Cloche d’Or. (Photo: Paperjam.lu)

Flavio Becca devant la maquette des tours résidentielles Skyview Trilogy, présentée au salon Move Property Expo dans le centre commercial Cloche d’Or. (Photo: Paperjam.lu)

À l’occasion du salon immobilier Move Property Expo, organisé dans le centre commercial Cloche d’Or, les nouveaux projets du quartier, entre autres, ont été exposés en présence de Flavio Becca.

Pour la seconde année consécutive, le salon immobilier Move Property Expo se tient dans le centre commercial Cloche d’Or. Sur le stand, on y voit la maquette du quartier dont les premiers immeubles sont sortis de terre en 2012, mais aussi celles de nouveaux projets à venir et présentées en exclusivité. C’est le cas des trois futures tours résidentielles, Skyview Trilogy, qui vont être construites le long du boulevard Raiffeisen, en face de Deloitte et d’Alter Domus. Leur architecture, haute de 18 étages, est confiée au bureau Schemel Wirtz Architectes Associés qui y a développé un programme mixte, avec des commerces au rez-de-chaussée et des appartements aux étages. Un espace de bien-être et de fitness est également prévu. 10% des logements seront réservés à de l’habitat à coût modéré.

«Après le succès de la vente des appartements dans les tours Zenith, qui sont tous vendus, et qui même, pour certains, sont déjà à la revente, nous n’avons pas hésité à nous lancer dans ce nouveau projet de tours résidentielles», a déclaré Flavio Becca , promoteur à l’initiative de ce nouveau quartier. La commercialisation de ces tours est prévue pour le premier trimestre 2022, avec un démarrage des travaux envisagé au dernier semestre 2022.

Deux nouveaux immeubles de bureaux

À côté de ce projet d’envergure qui donnera un autre visage au boulevard, deux immeubles de bureaux, de 7.000m2 chacun, sont également à l’agenda. L’un, White House, sera réalisé par le bureau de François Valentiny. L’autre, The Emerald, par celui d’Andrew Phillips. «Ces deux immeubles sont réalisés à risque, mais nous avons déjà un preneur pour l’un d’entre eux», rassure Flavio Becca.

Vue de la maquette du projet White House (Photo: Format)

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Vue de la maquette du projet  The Emerald (photo: Format)

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En parallèle, le site continue d’être construit et de se développer, y compris en ce qui concerne les espaces publics et son animation. «Cet été, nous avons organisé Cloche d’Or Beach, qui a trouvé son public», détaille Michel Knepper, directeur de Grossfeld PAP. «Aussi, nous envisageons de continuer sur cette lancée cet hiver avec un petit marché de Noël, puis un chalet après-ski pendant l’hiver. Un peu plus loin, dans le nouvel îlot en cours de livraison, nous aurons une nouvelle place publique qui pourrait accueillir régulièrement un marché. Nous réfléchissons très activement à cette option.»

Les autres projets de Promobe

D’autres projets immobiliers de Promobe sont aussi en développement à Bertrange, à Strassen et à Dudelange. À Bertrange, 30.000m2 de logements sont planifiés derrière l’Administration des ponts et chaussées pour des maisons unifamiliales en bande, des maisons à quatre façades et trois résidences mixtes.

À Strassen, 2,5 hectares sont développés pour accueillir 20.000m2 de logements sous forme de maisons en bande, d’appartements, et une résidence pour séniors.

Enfin, à Dudelange, environ 150 unités sortent de terre. Des maisons individuelles et des résidences.

Vue de la maquette du projet à Bertrange.  (Photo: Format)

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Vue de la maquette du projet à Strassen. (Photo: Format)

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Une tripartite pour résoudre la crise du logement

Quant à la crise du logement, le problème reste de taille. Mais Flavio Becca semble avoir une idée bien précise sur la question: «Puisque, lorsque nous avons des crises dans la sidérurgie ou dans d’autres domaines, nous organisons des tripartites, pourquoi ne pas faire de même pour le logement, en mettant autour de la table l’État, les communes et les promoteurs», s’interroge-t-il. «Je peux vous assurer que, contrairement à ce que certains disent, ce ne sont pas les promoteurs qui freinent. Je peux vous citer plusieurs projets qui sont autorisés, purgés de tous recours, mais pour lesquels nous ne pouvons pas construire car il nous manque la convention d’exécution avec l’État ou la commune. C’est le cas, par exemple, d’un projet que nous appelons en interne Rue verte, à Cessange, et du projet des Arquebusiers, à Belair.»