POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Bilan trimestriel

Les finances de l’État à nouveau dans le vert



Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, est de plus en plus optimiste pour les finances de l’État. (Photo: Sébastien Goossens/archives)

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, est de plus en plus optimiste pour les finances de l’État. (Photo: Sébastien Goossens/archives)

L’année 2021 s’annonce meilleure en termes de finances publiques pour le gouvernement. Après trois mois, le ministre des Finances constate que le solde est à nouveau positif.

«Après avoir constaté un léger recul du déficit de février 2020 à février 2021, je me réjouis aujourd’hui que le solde de l’Administration centrale passe désormais au vert, avec un excédent de 56 millions d’euros au 31 mars 2021, soit 434 millions d’euros de plus que le solde observé au 31 mars 2020.»

Ce lundi 26 avril, le ministre des Finances, Pierre Gramegna (DP), a présenté la situation financière de l’État pour le 1er trimestre devant les membres de la commission des finances et du budget et de la commission du contrôle de l’exécution budgétaire. Il a pu confirmer la note d’optimisme qui avait déjà pu être observée au terme des deux premiers mois de l’année.

Après trois mois, les recettes publiques sont en croissance de 9,5% avec un encaissement total qui atteint 5,4 milliards d’euros.

Les recettes encaissées par l’Administration des contributions directes (ACD) s’élèvent à 2,728 milliards d’euros à la fin mars 2021, soit une progression de +7,6% par rapport aux trois premiers mois de 2020. Une évolution positive liée avant tout à l’impôt relatif aux salaires et aux traitements.

L’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA a également observé une progression de ses rentrées de 14,2% (1,656 milliard), une hausse principalement soutenue par les recettes de TVA et, à un moindre niveau, par la taxe d’abonnement liée aux fonds d’investissement et aux droits d’enregistrement.

Seules les recettes de l’Administration des douanes et accises sont en baisse de 4% (403,2 millions). Une situation que le ministre des Finances explique par le télétravail et la taxe CO2 sur les carburants qui ont fait diminuer le trafic dans les stations-service luxembourgeoises.

Les dépenses stagnent

Les dépenses de l’Administration centrale ne connaissent qu’une hausse de 0,6% sur trois mois par rapport à la période janvier-mars en 2020. Elles s’élèvent actuellement à 5,3 milliards d’euros.

Une hausse limitée donc, malgré des prestations sociales qui ont connu une augmentation de 57 millions d’euros ou 11,9% sur trois mois, tirées notamment par le chômage partiel au profit des salariés des secteurs les plus touchés par la pandémie.

Les investissements publics directs et indirects augmentent aussi de 42,7 millions d’euros, soit +13,4% par rapport à fin mars 2020. Un choix destiné à relancer l’économie nationale.