PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Fonds

étude Goldman Sachs

Les femmes plus performantes dans les fonds



Dans un monde d’hommes, les fonds gérés par les femmes affichent – cette année – de meilleures performances. (Photo: Shutterstock)

Dans un monde d’hommes, les fonds gérés par les femmes affichent – cette année – de meilleures performances. (Photo: Shutterstock)

Une étude de Goldman Sachs sur les fonds américains montre que, cette année en tout cas, les fonds gérés par des femmes apportent une performance supérieure de 1% en moyenne.

Les femmes ont-elles un meilleur feeling pour travailler dans le monde des fonds d’investissement? Une récente étude de la banque américaine Goldman Sachs, relayée par Bloomberg, semble en tout cas le prouver.

Pour étayer son hypothèse, la banque a analysé 500 fonds investis dans les grandes capitalisations américaines. Un exercice compliqué: sur cet ensemble, 14 fonds seulement sont entièrement gérés par des femmes et 380, à l’inverse, uniquement par des hommes.

Pour élargir le spectre, Goldman Sachs a donc pris en compte les équipes de gestion constituées d’au moins un tiers de femmes, ce qui a donné un échantillon de 63 fonds.

Il en ressort que, depuis le début de cette année, ces fonds plus féminisés affichent une performance supérieure de 1% en moyenne. Une différence qui n’avait cependant jamais été repérée au cours des trois années précédentes.

Miser sur les technologies

Alors, pourquoi en 2020, année de grandes turbulences, les gestionnaires féminines se montrent-elles plus performantes?

Tout est une question de choix de secteurs dans lesquels investir, explique l’étude de Goldman Sachs. Les femmes investissent prioritairement dans les actions technologiques alors que les hommes privilégient les secteurs financiers.

Or, depuis le début de la pandémie, les grandes sociétés technologiques américaines, telles qu’Amazon, Apple, Tesla ou Microsoft, s’affichent comme les grands gagnants de la crise. L’action Tesla a déjà gagné plus de 400% depuis le début de l’année et Apple vient de franchir la barre symbolique des 2.000 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Mais que les femmes préfèrent la firme à la pomme n’a finalement rien d’originel. Question de flair sans doute.