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premier meeting

Faux départ pour la campagne de Donald Trump



Les plans serrés peuvent être trompeurs: Trump s’est en réalité adressé à une salle à moitié vide. (Photo: Shutterstock)

Les plans serrés peuvent être trompeurs: Trump s’est en réalité adressé à une salle à moitié vide. (Photo: Shutterstock)

Donald Trump comptait sur le meeting de Tulsa pour donner le véritable coup d’envoi de sa campagne électorale. Mais l’événement a tourné court, peut-être suite à une campagne orchestrée sur le réseau social TikTok.

À cinq mois des prochaines élections présidentielles et alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 continue à faire des ravages aux USA, Donald Trump comptait faire du meeting de Tulsa le véritable coup d’envoi de sa campagne. Mais l’événement a tourné court et les images, cruelles, ont montré que la salle du BOK Center était à moitié vide.

6.200 personnes dans la salle

Quelques jours plus tôt, le président estimait voler vers un immense succès, annonçant qu’un million de personnes avaient fait des demandes de billet. Son équipe de campagne avait donc prévu de réserver une autre salle de 40.000 places, toujours à Tulsa. Le speech qu’il aurait dû adresser aux malchanceux ne pouvant vivre son allocution en «live» a cependant été annulé en dernière minute. 

Et pour cause: face à lui, Trump n’a eu que 6.200 personnes, selon les pompiers. La faute, selon ses proches, à une semaine médiatiquement catastrophique et aux agissements de «manifestants radicaux», qui auraient empêché ses supporters de le rejoindre. La mobilisation sur le réseau social TikTok n’y est sans doute pas pour rien non plus. Lorsque les billets du meeting de Tulsa ont été mis en ligne, des comptes fans ont encouragé les internautes à s'y inscrire sans s'y rendre. La consigne s'est ensuite propagée sur TikTok, où des appels à commander des tickets ont fleuri sur la plateforme tout au long de la semaine, certaines vidéos récoltant des millions de vues. 

Nouvelle attaque frontale envers Biden

Un véritable «sabotage» pour les proches de Trump. Qui n’a cependant guère mâché ses mots durant un discours long de 2 heures. Il a notamment évoqué longuement son état de santé: «S'il y a un problème, je vous le dirai», a-t-il lancé. 

Il s’en est aussi pris vertement à son adversaire Joe Biden, qualifié de «marionnette» à la solde de la gauche radicale et de la Chine. Un politicien qui «n’a jamais rien fait en 50 ans à Washington».

Donald Trump s'est aussi posé en défenseur de «la loi et l'ordre», et a appelé les Américains à se rendre aux urnes le 3 novembre pour lui assurer un deuxième mandat de quatre ans.